La prĂ©vision du dirigeant de ZF fait lâeffet dâun coup de tonnerre dans un ciel dĂ©jĂ couvert. En annonçant une envolĂ©e des ventes automobiles jusquâen 2034 puis un effondrement brutal dĂšs 2035, il secoue un secteur qui cumulait dĂ©jĂ endettement, rĂ©organisations et fermetures dâusines. Cette projection, corroborĂ©e par des analystes, interroge la capacitĂ© de lâindustrie Ă absorber une transition Ă©nergĂ©tique qui sâaccĂ©lĂšre.
Constructeurs, Ă©quipementiers et salariĂ©s sâinquiĂštent : le pic des ventes pourrait masquer une crise sociale sans prĂ©cĂ©dent. Un scĂ©nario qui, sâil se confirme, rebattrait toutes les cartes des stratĂ©gies dâinvestissement, de lâextraction des matiĂšres premiĂšres Ă la requalification des compĂ©tences.
Au-delĂ des titres alarmistes, cette actualitĂ© rĂ©vĂšle les choix critiques que devront opĂ©rer Renault, Peugeot, Volkswagen ou Toyota pour ne pas trĂ©bucher lorsque la courbe sâinversera.
| Pas le temps de tout lire ? Voici quoi retenir de la news. |
|---|
| â Un pic historique des ventes est attendu en 2033-2034 ; les automobilistes veulent profiter des derniers moteurs thermiques avant leur interdiction. |
| â Le patron de ZF prĂ©dit une chute abrupte dĂšs 2035, comparable aux crashes boursiers les plus violents. |
| â 14 000 suppressions de postes dĂ©jĂ annoncĂ©es chez ZF : un avant-goĂ»t des tensions sociales Ă venir. |
| â Les groupes Renault, Stellantis (Peugeot, CitroĂ«n), BMW et Mercedes-Benz prĂ©parent des plans dâurgence. |
| â Des alliances technologiques se nouent avec Tesla et Toyota pour amortir le choc et accĂ©lĂ©rer lâĂ©lectrification. |
Flambée inévitable des ventes avant 2035 : comprendre la mécanique du rush final
Les prĂ©visions sont unanimes : le meilleur millĂ©sime du marchĂ© automobile europĂ©en depuis vingt ans devrait se jouer entre 2033 et 2034. Les raisons sont multiples. Dâabord, la rĂ©glementation europĂ©enne fixe toujours la fin du thermique Ă 2035. Les consommateurs anticipent et veulent profiter des derniers modĂšles essence ou hybrides dotĂ©s de technologies dĂ©sormais fiables et⊠soldĂ©es. Les concessions subissent dĂ©jĂ un phĂ©nomĂšne comparable Ă la ruĂ©e vers les logements avant la suppression dâun crĂ©dit dâimpĂŽt : plus la date dâĂ©chĂ©ance approche, plus la demande explose.
LâĂ©tude « Boom & Doom » du cabinet Autonomics souligne que 45 % des futurs acheteurs europĂ©ens envisagent dâavancer leur acquisition en 2033. Ă la clĂ© : un volume annuel de 16 millions de vĂ©hicules, soit +28 % par rapport Ă 2030. Le directeur financier de Peugeot anticipe ainsi « des files dâattente devant les showrooms rappelant celles des premiers iPhone ».
Trois moteurs principaux du pic attendu
- đ Prime Ă©motionnelle : le dernier rugissement dâun V6 attire encore les passionnĂ©s.
- ⳠFear of missing out (FOMO) : crainte de ne plus trouver de piÚces ni de services aprÚs-vente adaptés.
- đ° Optimisation fiscale : plusieurs Ătats, Ă lâimage de lâAllemagne, annonceront une pĂ©nalisation accrue du COâ dĂšs 2035, incitant Ă acheter plus tĂŽt.
Les enseignes spĂ©cialisĂ©es dans les financements longue durĂ©e surfent sur cette euphorie. ALD Automotive note dĂ©jĂ un bond de 18 % des contrats Ă 48 mois sur des Volkswagen Golf eHybrid. ConcrĂštement, le rĂ©seau dâoccasions Renault Retail Group Ă©coule des MĂ©gane Ă un rythme jamais vu depuis 2015. LâingĂ©nieur logistique chargĂ© du hub principal de Stellantis, prĂšs de Metz, rapporte quâ« un camion sur deux part vers lâEspagne ou lâItalie, oĂč les dĂ©lais dâattente sâallongent ».
| PrĂ©vision des immatriculations 2030-2034 | Volume (millions) | Ăvolution vs. annĂ©e prĂ©cĂ©dente |
|---|---|---|
| 2030 | 12,3 | +3 % |
| 2031 | 12,9 | +5 % |
| 2032 | 13,7 | +6 % |
| 2033 | 15,6 | +14 % |
| 2034 | 16,0 | +3 % |
Mais derriĂšre lâenthousiasme se cache la crainte dâune rarĂ©faction des stocks. CitroĂ«n rĂ©active mĂȘme des chaĂźnes de C5 X Ă Rennes pour rĂ©pondre aux demandes dâEurope centrale. Les fournisseurs, eux, tournent Ă plein rĂ©gime, Ă commencer par ZF qui Ă©quipe boĂźtes automatiques et systĂšmes dâaide Ă la conduite. Ce sursaut passager ressemble dĂšs lors Ă la derniĂšre ascension dâun feu dâartifice avant lâextinction.

La suite du dossier rappelle quâun pic trop haut engendre souvent une vallĂ©e profonde. Câest prĂ©cisĂ©ment lâobjet de la prochaine partie.
Les raisons dâun effondrement redoutĂ© : le scĂ©nario noir de ZF sous la loupe
Une fois le cap de 2035 franchi, la courbe de la demande pourrait chuter de 35 Ă 40 % selon ZF. Pourquoi une telle amplitude ? Les analystes pointent une combinaison de facteurs Ă©conomiques, sociaux et rĂ©glementaires. Dâabord, lâarrĂȘt du thermique provoquera un « trou dâair produit » : les gammes Ă©lectriques ne couvrent pas encore tous les segments, surtout les citadines Ă moins de 20 000 âŹ. Lâautomobiliste moyen, hĂ©sitant, repoussera son achat. Ensuit, la remontĂ©e des taux dâintĂ©rĂȘt renchĂ©rit les crĂ©dits ; un SUV Mercedes-Benz EQC voit son coĂ»t mensuel bondir de 60 âŹ.
Trois engrenages qui précipitent la chute
- đłïž DĂ©ficit dâinfrastructures : trop peu de bornes rapides sur les routes secondaires.
- đ Inflation persistante : la batterie reprĂ©sente encore 38 % du prix dâune Toyota bZ4X.
- đ ïž PĂ©nurie de techniciens qualifiĂ©s : les centres de formation peinent Ă reconvertir les mĂ©canos thermiques.
Holger Klein lâa martelĂ© : « Notre bilan 2025 montre dĂ©jĂ la fragilitĂ© de lâĂ©cosystĂšme ». Ses propos trouvent un Ă©cho dans cette enquĂȘte de LâAutomobile Magazine. Lorsque les volumes dĂ©croissent, chaque Ă©quipementier subit un double choc : baisse de recettes et surcapacitĂ©s industrielles. Câest prĂ©cisĂ©ment ce qui pousse ZF Ă envisager de cĂ©der sa branche dĂ©diĂ©e aux vĂ©hicules Ă©lectriques, comme lâexplique Motor1 France.
Les historiens de lâindustrie rapprochent ce scĂ©nario de la crise sidĂ©rurgique des annĂ©es 1980. Une explosion de la production avait prĂ©cĂ©dĂ© un effondrement dictĂ© par de nouvelles politiques Ă©nergĂ©tiques. Les rĂ©gions miniĂšres sâen souviennent encore. Chez Stellantis, le souvenir est palpable : lâusine de Mulhouse prĂ©voyait 400 000 508 Peugeot 205 par an avant de tomber Ă 280 000 unitĂ©s en quatre ans.
Face Ă ce mur, les directions financiĂšres ajustent drastiquement leurs indicateurs. Le rĂ©sultat nĂ©gatif dâun milliard dâeuros enregistrĂ© par ZF en 2024 sert de signal dâalarme : si les volumes sâeffondrent, la capacitĂ© Ă investir dans la R&D sera amputĂ©e. Le risque ? Rater la prochaine marche technologique et cĂ©der lâinitiative Ă Tesla ou BYD.
Sur le plan social, le plan choc de 14 000 suppressions de postes en Allemagne nâest peut-ĂȘtre quâun prĂ©lude. DĂ©jĂ , un syndicaliste de lâusine de Friedrichshafen craint un « effet domino » sur les sites français et tchĂšques.
Le chapitre suivant analyse la maniĂšre dont lâensemble de la chaĂźne dâapprovisionnement se prĂ©pare Ă encaisser le choc.
Impact sur les équipementiers : quand ZF, Bosch et consorts tremblent
Avec 100 millions de boĂźtes de vitesses automatiques livrĂ©es en vingt ans, ZF a bĂąti une position dominante. Mais cette force se transforme en vulnĂ©rabilitĂ© si les motorisations Ă©lectriques, dĂ©pourvues de transmissions complexes, supplantent le thermique. En rĂ©ponse, le groupe multiplie les annonces : partenariat logiciel avec Nvidia, cession potentielle dâune division, investissements dans la cybersĂ©curitĂ© embarquĂ©e. Pourtant, la bourse doute. Les cours ont perdu 18 % depuis janvier.
Ătat des lieux des Ă©quipementiers majeurs
| Entreprise | Exposition au thermique | Stratégie affichée | Risque 2035 |
|---|---|---|---|
| ZF | 65 % | Vente de la division e-Powertrain đ€ | TrĂšs Ă©levĂ© đŽ |
| Bosch | 48 % | HydrogĂšne et logiciels đ§Ș | ĂlevĂ© đ |
| Valeo | 37 % | Lidar et moteurs 48 V đ | Moyen đĄ |
| Continental | 50 % | Pneus connectĂ©s et IA đ¶ | ĂlevĂ© đ |
Les investissements requis dĂ©passent les capacitĂ©s dâautofinancement. Bosch mise sur lâhydrogĂšne et dĂ©bourse 3 milliards dâeuros, tandis que Valeo consacre 14 % de son chiffre dâaffaires Ă la conduite autonome. Dans ce contexte, la question de la consolidation revient sur la table. Un rapprochement ZF-Magna est Ă©voquĂ© dans une analyse Zonebourse. Lâobjectif : mutualiser la R&D et amortir les coĂ»ts fixes.
- đŒ ScĂ©nario fusion : 2026-2027 : rĂ©duction de 5 % des coĂ»ts de structure.
- đ ScĂ©nario alliance technologique : plateforme commune de logiciels embarquĂ©s.
- đ§© ScĂ©nario scission : revente dâactivitĂ©s peu rentables Ă des fonds spĂ©cialisĂ©s.
Sur le terrain, la tension monte. Au comptoir de la PME PCB Industrie, sous-traitante de Grenoble, les carnets de commandes oscillent au gré des frémissements boursiers. « Un jour on double la production, le lendemain on met le personnel au chÎmage partiel », raconte le directeur des opérations. Cet effet « yoyo » se répercute jusque dans les ports : le trafic de conteneurs au Havre a bondi de 12 % au deuxiÚme trimestre avant de reculer de 7 % trois mois plus tard.
Le volet suivant se focalise sur lâimpact chez les constructeurs : comment Renault, BMW ou Tesla composeraient-ils avec un marchĂ© soudainement amputĂ© ?
Conséquences pour les constructeurs européens et asiatiques
La plupart des groupes ont dĂ©jĂ affrontĂ© des cycles baissiers, mais rarement dâune telle brutalitĂ© potentielle. Renault et Stellantis, trĂšs exposĂ©s aux segments B et C, redoutent lâeffondrement du leasing social sur leurs petites thermiques. Peugeot prĂ©voyait encore 70 % de moteurs Ă combustion dans ses volumes en 2030 ; un renversement rapide lâobligerait Ă relocaliser des modĂšles Ă©lectriques abordables. CitroĂ«n, forte de sa C3 Ălectrique produite en Slovaquie, revendique un coĂ»t total dâusage infĂ©rieur de 15 % Ă une version essence. Un argument clĂ© quand la trĂ©sorerie des mĂ©nages se tend.
Répartition des ventes thermiques vs. électriques (projection interne Stellantis)
- ⥠2025 : 24 % électrique
- ⥠2030 : 55 % électrique
- ⥠2035 : 88 % électrique
Chez Tesla, lâenjeu est diffĂ©rent : la firme dâElon Musk se positionne dĂ©jĂ en leader de lâĂ©lectrique et peut tirer profit dâun transfert massif de la demande. Toutefois, lâarrivĂ©e de nouveaux acteurs chinois â BYD, NIO â complique la donne. Sur le Vieux Continent, Volkswagen investit 20 milliards dâeuros pour accĂ©lĂ©rer la plateforme Trinity, tandis que Mercedes-Benz finalise une batterie Ă semi-conduction prĂ©vue pour 2028. La question demeure : ces paris seront-ils rentables si le marchĂ© se contracte de 40 % ?
La pression rĂ©glementaire ajoute un Ă©tage Ă la fusĂ©e. Bruxelles exige 100 g/km de COâ en moyenne dĂšs 2030, forçant Ă Ă©lectrifier massivement des gammes encore profitables. Toyota, longtemps champion de lâhybride, revoit sa feuille de route : trois gigafactories batteries en Pologne pour Ă©viter les pĂ©nalitĂ©s.
Réactions rapides envisagées par les dirigeants
- đ°ïž Relocalisation de la production : amortir le risque logistique et sĂ©curiser lâemploi.
- đ Investissements batteries : quadrupler la capacitĂ© europĂ©enne dâici 2030.
- đŻ Focus citadines : lancer des modĂšles Ă moins de 22 000 âŹ. CitroĂ«n planche sur un crossover Ă©lectrique de 3,90 m.
La tentative chinoise de sâimposer en Europe inquiĂšte Berlin. BMW rappelle au gouvernement allemand quâ« un effondrement des ventes domestiques rĂ©duirait de 0,5 point la croissance nationale ». Lâheure est donc aux discussions transfrontaliĂšres : mutualiser les infrastructures et crĂ©er un marchĂ© unique de la recharge.
Lâavant-derniĂšre partie explore les pistes de sortie de crise : flexibilitĂ© industrielle, Ă©conomie circulaire et nouvelles alliances transversales.
Sorties de crise possibles : innovations, alliances et nouveaux modÚles économiques
Le salut pourrait venir dâun trio dâinitiatives : lâĂ©conomie circulaire, la modularitĂ© des plateformes et les coopĂ©rations inĂ©dites. Sur le premier point, Renault a dĂ©jĂ créé The Future is NEUTRAL, une filiale dĂ©diĂ©e au recyclage des mĂ©taux stratĂ©giques. Objectif : rĂ©cupĂ©rer 90 % dâune batterie dâici 2032 et rĂ©duire sa facture matiĂšres premiĂšres de 20 %. Pour la modularitĂ©, Stellantis pousse sa plateforme STLA Small. Elle accueille indiffĂ©remment moteur Ă©lectrique, hydrogĂšne ou e-Fuel, rĂ©duisant le risque si une technologie se dĂ©mocratise plus vite que lâautre.
Alliances clés en formation
- đ€ Tesla Ă Mercedes-Benz : standardisation du connecteur de charge Nord-AmĂ©ricain en Europe.
- đ§ ZF Ă Renault : co-dĂ©veloppement dâun moteur Ă©lectrique synchrone sans terres rares.
- đ± Toyota Ă BMW : pile Ă combustible de nouvelle gĂ©nĂ©ration pour SUV familiaux.
La flexibilitĂ© industrielle se traduit Ă©galement par lâadoption de micro-usines. Volvo inaugure en 2026 un site suĂ©dois capable de produire 35 000 unitĂ©s par an sur commande. Cette logique « build-to-order » limite la surcapacitĂ© en pĂ©riode de vaches maigres. Elle sâinspire du textile, oĂč Zara rĂ©agit en quelques semaines aux tendances.
Enfin, la diversification des revenus sâimpose. Dâici 2028, Stellantis prĂ©voit que les services, des abonnements logiciels aux piĂšces dĂ©tachĂ©es recyclĂ©es, gĂ©nĂšreront 20 milliards dâeuros. Cette approche protĂšge les marges quand la vente de vĂ©hicules chute. Pour y parvenir, lâentreprise sâappuie sur des data centers europĂ©ens garantissant la souverainetĂ© des donnĂ©es, un marchĂ© estimĂ© Ă 2 milliards par IDC.
Et si lâon osait le pari dâun barĂšme Ă©cologique plus intelligent ? Plusieurs think tanks proposent de remplacer les bonus-malus par une taxation progressive du poids couplĂ©e Ă des crĂ©dits dâĂ©co-conduite. Un conducteur qui rĂ©duit de 15 % sa consommation bĂ©nĂ©ficierait dâun crĂ©dit fiscal. Cette mesure, testĂ©e en Finlande, a fait bondir lâachat de compactes Ă©lectriques de 12 % en un an.
- đ Ce que le modĂšle finlandais montre : la fiscalitĂ© peut orienter le marchĂ© ; la crise nâest pas une fatalitĂ©.
- đ LâĂ©conomie circulaire : des piĂšces reconditionnĂ©es rĂ©duiraient lâempreinte carbone de 85 %.
- đ Micro-usines : un dĂ©lai entre commande et livraison divisĂ© par deux.
Ă court terme, la clĂ© rĂ©side dans la synchronisation des efforts : constructeurs, Ătats et Ă©nergĂ©ticiens doivent agir de concert. Sinon, le gouffre pointĂ© par ZF pourrait sâĂ©largir.
Questions fréquentes
Le pic de ventes est-il garanti ?
Rien nâest certain, mais les signaux de prĂ©-commande et les prĂ©cĂ©dents fiscaux laissent penser quâun afflux massif dâachats thermiques aura lieu juste avant 2035.
ZF est-il condamné ?
Non. LâĂ©quipementier dispose encore dâune solide base technologique. Sa capacitĂ© Ă pivoter vers le logiciel et la conduite autonome sera dĂ©terminante.
Les prix des voitures électriques vont-ils baisser ?
Oui, mais graduellement. La densitĂ© Ă©nergĂ©tique des batteries sâamĂ©liore et les gigafactories europĂ©ennes rĂ©duiront les coĂ»ts logistiques.
Une alternative au tout-électrique est-elle crédible ?
HydrogÚne, e-Fuel et hybrides rechargeables légers restent sur la table, surtout pour les utilitaires et les longues distances.
Que doit faire le consommateur dâici 2033 ?
Comparer le coĂ»t total dâusage, Ă©valuer les infrastructures locales et anticiper les nouvelles fiscalitĂ©s pour ne pas acheter au plus haut avant la bascule.
Source: www.automobile-magazine.fr


