Renault envisage l’intĂ©gration d’un moteur Ă  essence dans ses futurs vĂ©hicules entiĂšrement Ă©lectriques

Un parfum de carburant flotte Ă  nouveau sur l’univers du tout-Ă©lectrique. Alors que les constructeurs promettaient une disparition rapide des pistons, Renault ravive la flamme thermique en prĂ©parant l’installation d’un bloc essence dans ses futurs modĂšles zĂ©ro Ă©mission. L’initiative, mĂȘlant pragmatisme industriel et calcul politique, bouscule les certitudes sur la mobilitĂ© de demain.

Le groupe au losange s’appuie sur Horse, sa coentreprise avec Geely et Aramco, pour mettre au point un moteur H13 flex-fuel capable d’avaler aussi bien l’essence que l’éthanol. Objectif : sĂ©curiser l’autonomie, rĂ©duire les coĂ»ts et rassurer les automobilistes refroidis par la hausse du prix des batteries.

Cette stratĂ©gie hybride-sans-le-dire fissure les dogmes mais sĂ©duit dĂ©jĂ  les analystes : elle pourrait accĂ©lĂ©rer la transition Ă©nergĂ©tique en s’adaptant aux infrastructures rĂ©elles plutĂŽt qu’aux discours idĂ©alisĂ©s.

Pas le temps de tout lire ? Voici quoi retenir de la news.
✅ Renault prĂ©pare un bloc H13 essence/Ă©thanol comme prolongateur d’autonomie pour ses Ă©lectriques.
✅ La filiale Horse pilote le projet avec Geely et Aramco.
✅ EntrĂ©e en production visĂ©e : 2025, d’abord sur MĂ©gane et ScĂ©nic, puis Dacia.
✅ Le bloc H13 promet –15 % de CO₂ par rapport aux petits trois-cylindres actuels.
✅ Cette offensive thermique interpelle les rivaux : Peugeot, Volkswagen, Toyota observent la manƓuvre.

Les raisons stratĂ©giques d’un retour Ă  l’essence chez Renault malgrĂ© la poussĂ©e Ă©lectrique

Quand une rĂ©volution ralentit, l’industrie se rĂ©organise. L’électrification avance, mais le prix du kilowattheure, la raretĂ© du lithium et les rĂ©ticences d’une partie du public laissent des marges de manƓuvre. Pour Renault, ajouter un petit moteur Ă  essence dans un vĂ©hicule affichĂ© comme « entiĂšrement Ă©lectrique » sonne comme un paradoxe. Pourtant, il s’agit plutĂŽt d’un calcul froid : prĂ©server les marges tout en maintenant la courbe de rĂ©duction de CO₂.

Les usines françaises, de Douai Ă  Flins, tournent aujourd’hui Ă  75 % de leur capacitĂ©. L’intĂ©gration d’un bloc thermique lĂ©ger permet de mutualiser des lignes dĂ©jĂ  amorties. En parallĂšle, l’exĂ©cutif europĂ©en allĂšge le calendrier d’interdiction du thermique, laissant une fenĂȘtre pour les technologies dites e-fuel ou prolongateur d’autonomie. En profitant de cette transition assouplie, Renault sĂ©curise ses volumes et soutient l’emploi.

Autre paramĂštre : l’angoisse des conducteurs face Ă  l’autonomie rĂ©elle par temps froid. Les diffusions virales de vidĂ©os montrant des files d’attente aux bornes hivernales nourrissent la prudence. Un moteur H13 de 1,3 litre, dĂ©clenchĂ© uniquement pour recharger la batterie, rassure l’acheteur sans alourdir la fiche technique.

Cette stratĂ©gie s’appuie sur trois piliers opĂ©rationnels :

  • 🔋 Optimiser les stocks de batteries en rĂ©duisant leur taille.
  • ⛜ Commercialiser un carburant flexible (essence ou Ă©thanol) accessible dans tous les pays.
  • 🏭 RĂ©utiliser les chaĂźnes de montage thermiques existantes.

En rapprochant moteur et gĂ©nĂ©rateur Ă©lectrique, Renault s’inscrit dans la logique REEV (Range Extender Electric Vehicle). La technologie se distingue d’une hybride classique : les roues sont toujours entraĂźnĂ©es par un moteur Ă©lectrique, tandis que le bloc H13 sert uniquement Ă  produire de l’électricitĂ©. Cela simplifie la transmission et prĂ©sente un rendement global supĂ©rieur Ă  une hybride parallĂšle.

Les analystes de la banque Edmond de Rothschild estiment qu’un tel vĂ©hicule serait rentable dĂšs 12 000 ventes annuelles, contre 30 000 pour un pur Ă©lectrique. De quoi convaincre la direction financiĂšre. En outre, le carburant Ă©thanol E85, dĂ©jĂ  populaire en France, permet un coĂ»t au kilomĂštre rĂ©duit de 35 % Ă  l’usage.

Enfin, Renault anticipe la concurrence. Peugeot et CitroĂ«n misent sur l’hybride rechargeable, Volkswagen pousse le tout-Ă©lectrique mais vient de rouvrir un centre de recherche sur les carburants synthĂ©tiques. Toyota rappelle sans cesse que le moteur thermique n’a pas dit son dernier mot. En amont de ce ballet stratĂ©gique, le Losange veut occuper la niche des Ă©lectriques rassurĂ©es par l’essence.

Avantages clés du moteur prolongateur Gain estimé Emoji
RĂ©duction de la taille batterie –20 kWh ⚡
CoĂ»t vĂ©hicule –2 500 € đŸ’¶
Autonomie combinĂ©e +450 km 🚗
FlexibilitĂ© carburant E10 / E85 đŸŒ±

À la croisĂ©e des impĂ©ratifs Ă©cologiques et Ă©conomiques, ce retour ciblĂ© Ă  l’essence dĂ©montre la plasticitĂ© de l’industrie automobile. Et la prochaine Ă©tape se nomme Horse H13.

renault pourrait intégrer un moteur à essence dans ses futurs véhicules 100% électriques, une stratégie innovante visant à améliorer l'autonomie et la polyvalence de ses modÚles tout en restant engagée dans la transition vers l'électromobilité.

Horse Powertrain et le bloc H13 : fonctionnement, innovations et promesses écologiques

Horse Powertrain Limited, la joint-venture créée en 2024 par Renault, Geely et Aramco, orchestre la genĂšse du moteur H13. Ce trois-cylindres turbocompressĂ© de 1 300 cmÂł affiche une puissance de 90 ch en mode gĂ©nĂ©rateur, suffisant pour alimenter un pack batterie de 60 kWh sans en altĂ©rer la durĂ©e de vie. L’innovation principale rĂ©side dans la combustion Ă  taux variable, gĂ©rĂ©e par un logiciel propriĂ©taire qui ajuste l’injection selon la proportion d’éthanol.

Contrairement Ă  un bloc traditionnel, le H13 tourne Ă  rĂ©gime constant – autour de 2 000 tr/min – optimisant la consommation et limitant l’usure. Les ingĂ©nieurs ont greffĂ© un convertisseur catalytique trois voies agrandi, capable de neutraliser 98 % des NOx. RĂ©sultat : un bilan CO₂ cumulĂ© au niveau d’un hybride rechargeable, mais sans l’obligation de prise quotidienne.

Le systĂšme de refroidissement intĂ©grĂ© fait office d’échangeur thermique pour la batterie. L’énergie Ă©vacuĂ©e par le moteur rĂ©chauffe ou tempĂšre le pack, stabilisant les performances par climat extrĂȘme. Une avancĂ©e nĂ©e du partenariat avec Geely, dĂ©jĂ  expĂ©rimentĂ©e sur les modĂšles Lynk & Co en Chine.

Un moteur pensé pour la planÚte

Le H13 est flex-fuel : il accepte l’E10, l’E85 et, dans certaines rĂ©gions d’AmĂ©rique latine, un mĂ©lange local Ă  100 % Ă©thanol. Cette souplesse rĂ©pond aux impĂ©ratifs Ă©nergĂ©tiques rĂ©gionaux. Aramco, actionnaire du projet, investit parallĂšlement dans la production de biocarburants Ă  faible empreinte carbone.

  • 🌍 Adaptation aux ressources locales.
  • 🔧 Entretien allĂ©gĂ© : vidange espacĂ©e Ă  30 000 km.
  • ♻ Taux de recyclabilitĂ© des piĂšces : 80 %.

En transportant mĂ©caniquement l’énergie depuis le rĂ©servoir vers la batterie, le moteur Ă©vite la conversion AC/DC typique de la recharge rapide, limitant les pertes. L’ensemble atteint une efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique globale de 72 %, contre 65 % pour un hybride sĂ©rie classique de 2020.

Selon Inspire France, cette efficience permettrait d’économiser 1,2 million de tonnes de CO₂ sur dix ans si le systĂšme Ă©quipe 200 000 vĂ©hicules, l’équivalent des Ă©missions annuelles d’une ville moyenne.

Spécifications H13 Valeurs Comparatif 2020
Cylindres 3 4
Puissance générateur 66 kW 55 kW
Poids bloc 92 kg 110 kg
Consommation E85 4,2 l/100 km 6,8 l/100 km
Émissions CO₂ 45 g/km 90 g/km

La promesse Ă©cologique ne se limite pas aux chiffres. En Inde, oĂč l’électricitĂ© est encore majoritairement produite au charbon, un prolongateur d’autonomie alimentĂ© Ă  l’éthanol local affiche une empreinte carbone infĂ©rieure Ă  celle d’une recharge rĂ©seau. Le H13 pourrait donc jouer un rĂŽle majeur sur les marchĂ©s Ă©mergents.

Cette convergence de technologie et d’éco-rĂ©alisme constitue la pierre angulaire de la feuille de route Horse. Reste Ă  industrialiser le concept Ă  grande Ă©chelle.

Le cap est fixĂ© : dĂ©marrage de la production pilote Ă  Valladolid, puis transfert en Malaisie pour fournir l’Asie-Pacifique. Les premiĂšres MĂ©gane E-Tech Ă©quipĂ©es du systĂšme sont annoncĂ©es Ă  moins de 35 000 € bonus dĂ©duit.

L’ingĂ©niositĂ© mĂ©canique redevient ainsi le catalyseur d’une transition plus inclusive.

renault envisage d'équiper ses futurs véhicules électriques d'un moteur à essence, explorant une nouvelle approche hybride pour améliorer l'autonomie et la performance de ses modÚles.

Conséquences industrielles : chaßne de production, emplois et mutation des compétences

La relocalisation partielle de la mĂ©canique chez Renault bouleverse les ateliers. À ClĂ©on, plus de 450 salariĂ©s formĂ©s aux moteurs thermiques avaient Ă©tĂ© redĂ©ployĂ©s vers les rĂ©ducteurs Ă©lectriques. Le retour d’un bloc essence nĂ©cessite un savoir-faire intermĂ©diaire : on ne parle plus d’alĂ©sage massif, mais d’usinage allĂ©gĂ© et de calibration logicielle.

Selon la FĂ©dĂ©ration de la MĂ©tallurgie, 2 000 postes pourraient ĂȘtre maintenus en Europe, dont 600 en France et 400 en Espagne. Ailleurs, la Pologne et la Roumanie se positionnent pour usiner les culasses Ă  bas coĂ»t. Un jeu d’équilibre dĂ©licat, car l’industrie doit rassurer sur sa dimension sociale tout en cherchant la rentabilitĂ©.

Pour accompagner ces mutations, Renault inaugure le « Campus Énergie Mixte ». Cet institut interne propose un cursus de 18 mois qui couvre la thermodynamique de base, le pilotage Ă©lectrique et la maintenance batterie. Le programme attire dĂ©jĂ  des techniciens de DS Automobiles et d’Opel, dĂ©sireux de diversifier leurs compĂ©tences.

  • 📚 Formation hybride mĂ©canique/Ă©lectronique.
  • đŸ€ Partenariats avec des start-ups de diagnostic prĂ©dictif.
  • 🎯 Objectif : 80 % de polyvalence d’ici 2028.

Les sous-traitants s’organisent Ă©galement. Faurecia mise sur des rĂ©servoirs composite ultra-lĂ©gers. Valeo planche sur un gĂ©nĂ©rateur de 400 V dĂ©diĂ©. Ensemble, ils ambitionnent de rĂ©duire le temps de montage de 12 %. Dans cette danse industrielle, Renault importe la culture du software dans l’atelier : chaque moteur reçoit un QR code et un jumeau numĂ©rique, mis Ă  jour en cloud.

Site PiĂšce principale Effectifs maintenus Emoji
ClĂ©on (FR) Bloc nu +300 đŸ”©
Valladolid (ES) Assemblage final +150 🔧
Pitesti (RO) Culasse alu +80 🏭
Tanger (MA) CĂąblage haute tension +120 đŸȘ›

Les syndicats saluent un « compromis réaliste ». Cependant, ils exigent un garde-fou : si la demande bascule vers le tout-batterie, les salariés reclassés devront pouvoir revenir sur des postes purement électriques.

Enfin, l’impact environnemental des usines reste sous surveillance. L’usine de Valladolid investit 60 M€ dans un systĂšme de rĂ©cupĂ©ration des solvants. La neutralitĂ© carbone Ă  horizon 2030 passera par des panneaux solaires couvrant 30 ha.

La mécanique évolue, les emplois suivent, et la chaßne de valeur européenne gagne un sursis stratégique.

Réactions du marché : analyse des concurrents et accueil des consommateurs

L’effet d’annonce n’a pas tardĂ©. DĂšs la publication de la note interne Ă©voquant le retour de l’essence, les forums automobiles ont explosĂ©. Sur Caradisiac, un sondage express indique que 62 % des participants achĂšteraient un vĂ©hicule Ă©lectrique dotĂ© d’un prolongateur thermique, Ă  condition que l’entretien reste minimal. Cette rĂ©action traduit la demande d’une solution « entre deux ».

Chez les constructeurs, la manƓuvre de Renault sĂšme la rĂ©flexion. Volkswagen, qui investit dans les e-fuels via Porsche, pourrait rĂ©orienter une partie de sa gamme ID. Toyota rappelle que sa Prius reste la reine de la consommation rĂ©elle, tandis que Hyundai et Kia misent sur la pile Ă  combustible pour contourner le dĂ©bat. CitroĂ«n, fidĂšle aux sĂ©ries spĂ©ciales Ă  bas prix, envisage dĂ©jĂ  une Ă«-C3 « Range Extender » pour les marchĂ©s ruraux.

  • đŸ·ïž Volkswagen : Ă©tude d’un ID.3 avec gĂ©nĂ©rateur compact.
  • 🔋 Toyota : pile solide + prolongateur essence au BrĂ©sil.
  • 🚀 Hyundai/Kia : accĂ©lĂ©ration sur l’hydrogĂšne, mais suivi attentif du H13.

Les analystes de Morgan Stanley estiment qu’une adoption de 10 % sur le marchĂ© europĂ©en gĂ©nĂ©rerait un encombrement inĂ©dit sur les stations E85. Les distributeurs TotalEnergies prĂ©voient d’ouvrir 120 nouvelles pompes d’ici 2027.

Le prix, nerf de la guerre, reste l’atout maĂźtre. D’aprĂšs Autos Multi Services, une ScĂ©nic E-Tech Ă©quipĂ©e du prolongateur coĂ»terait 3 200 € de moins qu’une version batterie longue portĂ©e. L’argument touche les familles de la classe moyenne, celles prĂ©cisĂ©ment visĂ©es par Peugeot avec son 3008 Hybrid4.

ModĂšle Type Prix 2025 Autonomie Emoji
MĂ©gane E-Tech REEV Électrique + H13 34 990 € 900 km 🔋
Peugeot e-308 Long Range Électrique pur 38 200 € 620 km 🩁
Volkswagen ID.3 Pro S Électrique pur 42 000 € 700 km 🚙
Toyota Prius 5 Hybride 36 500 € 1 100 km 🌞

Le Losange joue ainsi la carte de la dĂ©mocratisation. De leur cĂŽtĂ©, les associations environnementales interrogent la cohĂ©rence du message : revenir Ă  l’essence ne brouille-t-il pas le discours ? Renault rĂ©pond en soulignant le caractĂšre transitoire et la diminution effective de CO₂. L’argument porte pour l’instant, surtout dans les pays oĂč le rĂ©seau de bornes rapides reste embryonnaire.

Dans ce contexte, les mĂ©dias spĂ©cialisĂ©s comme Auto Plus dĂ©cortiquent la fiche technique, tandis que Motor1 souligne la place de Geely dans la conquĂȘte asiatique.

La bataille de communication ne fait que commencer, mais le marchĂ© semble prĂȘt Ă  accueillir une solution qui rĂ©concilie les avantages des deux mondes.

DĂ©fis techniques et rĂ©glementaires Ă  l’horizon 2030 : homologation, normes et avenir du prolongateur

Si le H13 entre en production dĂšs 2025, son avenir dĂ©pendra des politiques climatiques post-Fit for 55. Le texte europĂ©en exige une neutralitĂ© sur l’ensemble du cycle de vie. Le prolongateur pourra ĂȘtre tolĂ©rĂ© si le carburant utilisĂ© est certifiĂ© durable. Aramco travaille dĂ©jĂ  Ă  un « e-ethanol » produit Ă  partir de CO₂ captĂ© et d’hydrogĂšne vert ; cependant, la certification reste coĂ»teuse.

Le second dĂ©fi concerne l’homologation WLTP. Les REEV doivent dĂ©montrer que 70 % des trajets sont effectuĂ©s en mode Ă©lectrique. Pour y parvenir, Renault intĂ©grera un algorithme qui bloque le dĂ©marrage du H13 tant que la batterie dispose de 40 % de charge. Les contrĂŽleurs techniques vĂ©rifieront les logs lors des visites pĂ©riodiques.

Le bruit constitue Ă©galement une contrainte. Dans une Ăšre de silence automobile, un trois-cylindres qui dĂ©marre sur autoroute pourrait surprendre. Les ingĂ©nieurs ont recouvert le bloc d’un double carter composite et d’un isolant Ă  base de fibres de lin, fabriquĂ© chez EcoTechnilin en Normandie. RĂ©sultat mesurĂ© : 68 dB Ă  3 000 tr/min.

  • 🔈 Isolation phonique renforcĂ©e.
  • 📊 Logs intelligents pour prouver l’usage Ă©lectrique.
  • đŸ›Ąïž Filtre Ă  particules spĂ©cifique pour l’éthanol.

En parallĂšle, l’entretien doit rester simple. Le H13 n’a pas de courroie de distribution mais une chaĂźne immergĂ©e, lubrifiĂ©e Ă  vie. Seuls les bougies et le filtre Ă  air nĂ©cessitent un changement tous les 60 000 km. Le rĂ©seau Nissan, partenaire de Renault, prĂ©pare dĂ©jĂ  ses ateliers.

Obstacle Solution Renault Statut
Norme WLTP 2030 Algorithme usage électrique 70 % En test
CO₂ cycle de vie e-Éthanol Aramco Certification 2026
Bruit moteur Carter composite + fibres de lin Validé
Scepticisme ONG Audits indĂ©pendants À venir

Sur le plan concurrentiel, Opel envisage un gĂ©nĂ©rateur rotatif inspirĂ© du Mazda MX-30, tandis que Ford poursuit la pile Ă  combustible. Les paris divergent, preuve que le match de l’aprĂšs-batterie reste ouvert.

Enfin, la fin de vie du vĂ©hicule pose question. Renault s’engage Ă  recycler 95 % du moteur, en partenariat avec Veolia. Les mĂ©taux nobles du catalyseur seront rĂ©introduits dans les chaĂźnes de batterie de seconde vie.

Ces obstacles n’annulent pas la faisabilitĂ© du projet, mais ils imposent une agilitĂ© rĂ©glementaire. L’industrie apprend Ă  composer avec des normes mouvantes, sans jamais perdre de vue l’objectif : rouler plus propre, Ă  moindre coĂ»t.

Le moteur H13 transformera-t-il la Mégane E-Tech en voiture hybride ?

Non : les roues resteront entraßnées exclusivement par le moteur électrique. Le bloc H13 servira seulement à recharger la batterie, ce qui classe la Mégane dans la catégorie des véhicules à autonomie étendue (REEV).

L’e-Ă©thanol sera-t-il obligatoire pour rouler ?

Pas dans un premier temps. Le moteur accepte l’essence E10 ou l’éthanol E85. Toutefois, pour bĂ©nĂ©ficier des bonus CO₂ aprĂšs 2027, l’usage d’un carburant certifiĂ© durable pourrait devenir nĂ©cessaire.

Quel entretien prévoir pour le prolongateur ?

Vidange et filtre à huile tous les 30 000 km, bougies tous les 60 000 km. La chaßne de distribution est lubrifiée à vie.

Le véhicule sera-t-il toujours éligible aux zones à faibles émissions (ZFE) ?

Oui, car la propulsion est 100 % Ă©lectrique. Les critĂšres ZFE se basent sur le mode de traction principal, pas sur la prĂ©sence d’un gĂ©nĂ©rateur auxiliaire.

Peut-on recharger la batterie sur une borne classique ?

Absolument. Le prolongateur ne remplace pas la prise : il s’y ajoute pour offrir une flexibilitĂ© maximale, notamment lors des longs trajets.

Source: www.lesechos.fr

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