À Casteljaloux, un village oĂč la passion du sport automobile se transmet de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration

Les moteurs rĂ©veillent Casteljaloux dĂšs l’aube. Dans ce village du Lot-et-Garonne, la ferveur automobile n’a jamais cessĂ© de ronronner. De la place Gambetta aux routes sinueuses de Poussignac, la route appartient Ă  ceux qui la chĂ©rissent.

Pas le temps de tout lire ? Voici quoi retenir de la news.
✅ Plus de 350 voitures de collection attendues lors du prochain rassemblement au centre-ville.
✅ La famille Pataconni incarne depuis 30 ans la transmission de la passion mĂ©canique.
✅ Des rendez-vous mensuels jalonnent l’annĂ©e et rythment la vie locale.
✅ Les jeunes pilotes profitent de structures de karting pour prĂ©parer la relĂšve.
✅ Le sport automobile dope le tourisme et l’économie du village.

Rassemblement annuel : quand Casteljaloux devient capitale des moteurs anciens

Chaque fin d’étĂ©, le cƓur de Casteljaloux bat plus fort. Les klaxons se taisent, mais les blocs moteurs chantent. Pour l’édition 2026, la mairie table sur 350 vĂ©hicules alignĂ©s boulevard Victor-Hugo, un record local. L’affiche met en lumiĂšre les 80 ans de la Renault 4CV et l’univers vintage des Volkswagen Ă  moteur « air-cooled ». Les organisateurs n’ont pas choisi ce thĂšme par hasard. Le succĂšs d’une prĂ©cĂ©dente manifestation, relatĂ© par un mĂ©dia rĂ©gional, a dĂ©montrĂ© l’appĂ©tit du public pour ces modĂšles populaires. Le musĂ©e roulant ainsi constituĂ© attire collectionneurs et simples curieux, preuve que la frontiĂšre entre nĂ©ophyte et expert s’efface derriĂšre une mĂȘme admiration.

Dans les allĂ©es, on croise une Porsche 911, un tracteur Lanz Bulldog et une CitroĂ«n Traction. Tous appartiennent Ă  des propriĂ©taires qui partagent un mĂȘme credo : « la voiture ne dort jamais seule ». Ce slogan officieux rĂ©sume l’entraide qui rĂšgne. Besoin d’une durite d’époque ? Le stand voisin dĂ©panne. Manque un manuel technique ? Le club Simca ouvre ses archives. L’esprit de communautĂ©, c’est aussi ce que vient chercher la famille Pataconni, prĂ©sente chaque annĂ©e avec trois gĂ©nĂ©rations au complet.

Pour organiser la circulation de ce convoi hĂ©tĂ©roclite, cinquante bĂ©nĂ©voles jalonnent le centre. Les panneaux indicateurs, peints Ă  la main, marient typographies rĂ©tro et flĂšches fluo. Le dispositif a Ă©tĂ© Ă©prouvĂ© lors de la prĂ©cĂ©dente Ă©dition, consacrĂ©e aux anciennes Volkswagen. L’évĂ©nement, chroniquĂ© par un site spĂ©cialisĂ©, avait dĂ©jĂ  dĂ©placĂ© 5 000 visiteurs. Cette annĂ©e, les hĂŽteliers tablent sur 6 500 rĂ©servations. La municipalitĂ©, consciente de l’enjeu, a piĂ©tonnisĂ© le centre dĂšs 7 h du matin. Les riverains, prĂ©venus un mois Ă  l’avance, dĂ©corent mĂȘme leurs balcons aux couleurs des escuderias italiennes ou allemandes.

Le rassemblement n’est pas qu’une exposition statique. À 11 h, un dĂ©filĂ© sonore traverse l’avenue principale. Chaque pilote dispose de trente secondes pour raconter une anecdote. On apprend ainsi qu’une Peugeot 203 a servi de voiture-balai lors du Tour de France 1952 et que la BMW M3 de Florian Pataconni roulait jadis sur les routes corses du championnat de France des rallyes. Ces petites histoires cimentent l’hĂ©ritage local : elles prouvent que les carrosseries transportent plus que des passagers ; elles transportent le temps.

La journĂ©e se conclut par une vente de miniatures. Les bĂ©nĂ©fices financent le karting scolaire, initiative unique en Nouvelle-Aquitaine. GrĂące Ă  ce geste, chaque lycĂ©en peut goĂ»ter au pilotage pour dix euros symboliques. En filigrane, le message est clair : semer aujourd’hui la graine du motorsport, c’est rĂ©colter demain des champions
 et du tourisme.

dĂ©couvrez casteljaloux, un village oĂč la passion du sport automobile se vit de pĂšre en fils, alliant tradition et adrĂ©naline au cƓur d'une communautĂ© dynamique.

La saga Pataconni : trente ans de transmission familiale

L’histoire dĂ©bute en 1989. Philippe Pataconni, chauffeur routier le jour, bricoleur la nuit, obtient sa premiĂšre licence de course de cĂŽte Ă  37 ans. Trois ans plus tard, il se prĂ©sente au dĂ©part de Bouglon avec une Simca 1000. Sa trajectoire est tout sauf linĂ©aire : Simca d’abord, Arc MF4 ensuite, puis une sĂ©rie de monoplaces Dallara et Reynard. En 1998, il dĂ©croche le titre de premier de ligue Ă  Marmande. Loin d’une gloire mĂ©diatique, cette victoire nourrit pourtant l’imaginaire local. Les cafĂ©s du coin affichent encore la coupure de presse jaunie.

Florian, l’aĂźnĂ©, ne choisit pas la voie sportive immĂ©diatement. Lui veut enseigner. Pourtant, Ă  18 ans, il cĂšde Ă  l’appel du moteur. Au volant d’une Simca Rallye 2, il dĂ©marre sur la mĂȘme cĂŽte que son pĂšre ; la boucle est bouclĂ©e. Plus tard, son garage Peugeot deviendra un lieu de conseil pour la communautĂ©. Les passionnĂ©s y trouvent un pont-Ă©levateur et un diagnostic Ă©clair. La mĂ©canique, chez les Pataconni, est un langage que l’on parle autour d’un cafĂ© serrĂ©.

Romain, le benjamin, arrive sept ans aprĂšs Florian. À peine le permis en poche, il s’aligne au dĂ©part d’une Ă©preuve de cĂŽte. Les podiums s’enchaĂźnent Ă  Tarbes et Bournezeau. En 2026, il Ă©trenne une Nova Proto blanche de 215 chevaux. Les spectateurs retiennent surtout son style « late braking ». Dans les tribunes improvisĂ©es, les plus jeunes chronomĂštrent ses passages ; ils cherchent dĂ©jĂ  Ă  battre le temps de rĂ©fĂ©rence.

Lino, 11 ans, prolonge l’épopĂ©e. Le garçon s’entraĂźne sur la piste de karting d’Agen deux fois par semaine. Son casque porte les couleurs de la Matra Bagheera jadis pilotĂ©e par son grand-pĂšre. Ce dĂ©tail montre que l’hĂ©ritage n’est jamais qu’une affaire de mĂ©tal ; il est aussi Ă©motion. Chez les Pataconni, on ne jette pas les stickers usĂ©s ; on les transmet.

Cette continuitĂ© inspire les autres familles. « Si eux peuvent courir sur trois gĂ©nĂ©rations, pourquoi pas nous ? » lance un auditeur de Radio Albret. Le message essaime. Durant les stages de pilotage, les instructeurs citent la famille comme exemple de tĂ©nacitĂ©. La FĂ©dĂ©ration rĂ©gionale, ravie, parraine dĂ©sormais une coupe « Familles en piste » lors de la course de cĂŽte de Bouglon. On y voit parents et enfants faire Ă©quipe. Chacun partage la mĂȘme feuille de rĂ©glages. Les sourires en disent long : on gagne plus qu’un trophĂ©e.

En coulisses, les Pataconni militent pour que toutes les fiches techniques soient adaptĂ©es aux adolescents. Pas de jargon nĂ©buleux ; seulement la description des pressions pneus, des braquets et du rĂ©gime maximal. Cette pĂ©dagogie, conforme Ă  la ligne Ă©ditoriale de l’article, prouve qu’un sport automobile plus accessible est possible.

Les rendez-vous mensuels : Casteljaloux vit au rythme des moteurs

Un dimanche par mois, la place de la RĂ©publique se transforme en parking Ă©phĂ©mĂšre. Ces rencontres, dĂ©taillĂ©es sur l’agenda national de l’automobile de collection, attirent une centaine de vĂ©hicules, dont des motos et des utilitaires d’époque. Pour la municipalitĂ©, c’est un laboratoire citoyen. Les habitants testent des idĂ©es logistiques : flĂ©chage, chronomĂ©trage, tri des dĂ©chets. À long terme, ces rĂ©pĂ©titions facilitent l’organisation de la grande fĂȘte annuelle et rĂ©duisent les coĂ»ts.

Le club local distribue un carnet de bord format poche. À l’intĂ©rieur, cinq cases Ă  tamponner : arrivĂ©e, exposition, parade, quiz technique, dĂ©part. Ceux qui complĂštent le livret reçoivent un autocollant reprenant le blason du village et la mention « Moteur d’avenir ». Le graphisme, simple mais efficace, trouve sa place sur les pare-brise. Plus qu’un souvenir, c’est un argument marketing. Chaque visiteur devient ambassadeur.

Agenda type d’un dimanche mĂ©canique

Heure Activité Emoji
9 h 00 Accueil cafĂ©-croissant 🚗 ☕
10 h 30 Parade dans le village 🏁 🎉
12 h 00 Food-trucks aux produits locaux đŸČ 😋
14 h 00 Atelier « Comprendre son carburateur » 🔧 đŸ› ïž
16 h 00 Quiz sur l’histoire automobile 📜 đŸ€”

La simplicitĂ© de l’emploi du temps facilite l’implication des familles. Les plus jeunes participent Ă  un concours de dessin ; thĂšme : « Ma voiture du futur ». Les croquis, exposĂ©s sur des grilles mĂ©talliques, cĂŽtoient des photos d’archives. On comprend alors que l’automobile n’est pas figĂ©e ; elle se rĂ©invente au fil des crayons d’écoliers.

  • 🚩 Étape sĂ©curitĂ© : un gendarme explique le freinage d’urgence.
  • 🧮 Stand Ă©coresponsable : collecte d’huiles usagĂ©es.
  • 📾 Photobooth vintage : chaque Ă©quipage repart avec un clichĂ© sĂ©pia.
  • 🎁 Tombola : un filtre Ă  air de collection Ă  gagner.

Ces animations, modestes mais rĂ©guliĂšres, crĂ©ent un « effet rendez-vous ». Les commerçants l’ont bien compris. Le marchĂ© aux truffes, jadis cantonnĂ© Ă  dĂ©cembre, se cale dĂ©sormais sur ces dimanches mĂ©caniques. La synergie se traduit en chiffres : +15 % de chiffre d’affaires pour les restaurateurs selon l’office de tourisme. Le village gagne ainsi en attractivitĂ© hors saison.

dĂ©couvrez casteljaloux, un village oĂč la passion du sport automobile se transmet de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration, alliant tradition et esprit de compĂ©tition pour toute la famille.

Former la relĂšve : du karting scolaire aux simulateurs de pointe

En 2026, Casteljaloux lance un programme de karting avec le collĂšge local. L’initiative, soutenue par le Conseil rĂ©gional, vise Ă  dĂ©tecter les futurs talents tout en inculquant les rĂšgles de sĂ©curitĂ©. Chaque semaine, deux bus partent vers la piste d’Agen. L’entraĂźnement dĂ©bute par un briefing de dix minutes. Pas de jargon, seulement trois notions : trajectoire, freinage, regard. Les instructeurs insistent : « On apprend d’abord Ă  ralentir ». Ce mantra dĂ©tonne dans un univers perçu comme rapide. Il rassure les parents et attire plus de filles que prĂ©vu : 40 % des inscrits sont des adolescentes.

Le lycĂ©e professionnel, de son cĂŽtĂ©, installe un atelier de conception assistĂ©e par ordinateur. Les Ă©tudiants y modĂ©lisent des piĂšces de carĂ©nage. La premiĂšre imprimante 3D, financĂ©e grĂące Ă  la tombola du rassemblement 2025, travaille sans rĂ©pit. Les prototypes servent aux karts du club, fermant ainsi la boucle entre thĂ©orie et piste. Pour les Ă©lĂšves, c’est une opportunitĂ© concrĂšte. À la fin de l’annĂ©e, un jury composĂ© de pilotes locaux dĂ©cerne le prix « Start & Go » au meilleur concept.

Les simulateurs complĂštent le dispositif. Dans une salle polyvalente, trois cockpits montĂ©s sur vĂ©rins reproduisent la course de cĂŽte de Bouglon. Les rĂ©glages s’adaptent Ă  l’ñge du pilote. Les plus jeunes roulent en Clio Rallye. Les confirmĂ©s, eux, choisissent la Nova Proto de Romain Pataconni. L’objectif n’est pas de battre un chrono irrĂ©aliste, mais d’apprendre Ă  gĂ©rer la concentration. Un coach mental, ancien parachutiste, guide la sĂ©ance de respiration. Le rĂ©sultat Ă©tonne : la moyenne des temps d’attention en classe grimpe de 12 % selon le directeur du collĂšge.

La municipalitĂ© planche sur un « Pass Motorsport ». Pour 20 euros, il ouvre deux sessions de karting, une heure de simulateur et une visite guidĂ©e du garage Pataconni. RĂ©sultat : 80 pass vendus en prĂ©commande. Les touristes, sĂ©duits, prolongent leur sĂ©jour. L’économie locale s’en trouve renforcĂ©e, prouvant que la pĂ©dagogie peut gĂ©nĂ©rer des revenus.

Quand la mécanique devient culture : tourisme, emploi et identité locale

Au-delĂ  des vrombissements, la voiture raconte un territoire. Casteljaloux l’a compris. Ses ruelles bordĂ©es de façades Ă  colombages offrent un dĂ©cor parfait aux chromes brillants. Le service culture a donc lancĂ© des visites guidĂ©es mĂȘlant architecture et automobile. Chaque arrĂȘt rĂ©vĂšle un pan d’histoire : la halle mĂ©diĂ©vale accueille une exposition de photographies noir et blanc ; l’église Saint-Jean affiche un vitrail sur fond de circuits sinueux. Les visiteurs en ressortent convaincus : le sport automobile est ici une composante patrimoniale.

Les retombĂ©es Ă©conomiques s’observent vite. Les sĂ©jours packagĂ©s combinent nuitĂ©e, entrĂ©e au spa thermal et billet pour la parade nocturne. L’office de tourisme annonce une hausse de 18 % des nuitĂ©es entre mars et octobre. Les restaurateurs, pour leur part, proposent un « menu pistons » : tarte fine au foie gras, confit de canard Ă  la graisse « Grand Prix », crĂšme brĂ»lĂ©e flambĂ©e au cognac. Le clin d’Ɠil amuse et attire les rĂ©seaux sociaux. Sur Instagram, le hashtag #CasteljalouxRacing frĂŽle dĂ©sormais les 40 000 publications.

L’emploi suit. Un atelier de restauration de carrosseries ouvre dans la zone artisanale. Six postes sont créés. Le lycĂ©e agricole diversifie ses cours : soudure aluminium et sellerie. MĂȘme la bibliothĂšque municipale s’équipe d’un rayon « mĂ©canique pour les nuls ». Les ouvrages simplifient le dĂ©montage d’un carburateur ou l’examen d’un faisceau Ă©lectrique, toujours avec des mots clairs. L’objectif : dĂ©mocratiser la connaissance et non la rĂ©server aux initiĂ©s.

Enfin, la cohĂ©sion sociale s’en trouve renforcĂ©e. Pendant les fĂȘtes, jeunes et anciens regardent ensemble les images d’archives projetĂ©es sur un mur gĂ©ant. Les plus ĂągĂ©s se souviennent de la Simca du grand-pĂšre ; les plus jeunes dĂ©couvrent la Tesla locale engagĂ©e dans le trophĂ©e Energie-Nouvelle. La boucle est complĂšte. Casteljaloux prouve qu’un hĂ©ritage n’est pas figĂ© dans le passĂ© ; il se nourrit du prĂ©sent pour mieux accĂ©lĂ©rer vers l’avenir.

OĂč et quand a lieu le grand rassemblement de Casteljaloux ?

L’évĂ©nement se dĂ©roule chaque annĂ©e fin septembre, sur les boulevards centraux du village, avec une zone piĂ©tonne ouverte dĂšs 7 h.

Peut-on participer sans voiture de collection ?

Oui. Les visiteurs Ă  pied ou en vĂ©lo sont bienvenus et l’accĂšs est gratuit. Des navettes relient les parkings extĂ©rieurs.

Comment inscrire son véhicule ?

Il suffit de remplir le formulaire disponible sur le site de la mairie un mois avant la date, puis de présenter la carte grise le jour J.

Le karting scolaire est-il ouvert aux non-résidents ?

Les sessions sont prioritairement réservées aux élÚves du secteur, mais dix places extérieures sont ouvertes chaque trimestre.

OĂč trouver le calendrier complet des rendez-vous mensuels ?

Le dĂ©tail figure sur l’agenda en ligne du club, relayĂ© par la page officielle de la commune et les panneaux lumineux du centre-ville.

Source: actu.fr