Guillaume Santini et JĂ©rĂŽme Camili ont pris les commandes de la 56e Giraglia au terme dâune journĂ©e dominĂ©e par leur Skoda Fabia.
Quatre meilleurs temps et 34,6 secondes dâavance sur Berfa-Gary : le duo capcorsin a imposĂ© son rythme sur les routes du Cap Corse.
La panne de Rossi et le départ avancé du ferry ont toutefois rebattu les cartes et transformé la suite du rallye en course contre la montre.
Pas le temps de tout lire ? Voici quoi retenir de la news.
| Point clé | à retenir |
|---|---|
| đ Leaders | Santini-Camili occupent la premiĂšre place sur Skoda Fabia. |
| â±ïž Ăcart | Leur avance atteint 34,6 secondes sur Berfa-Gary aprĂšs les quatre spĂ©ciales disputĂ©es. |
| đ§ Fait marquant | Rossi-Sarmezan abandonnent aprĂšs une panne moteur, malgrĂ© une rĂ©paration provisoire. |
| đą Ătape raccourcie | Le dĂ©part avancĂ© du bateau oblige la direction Ă rĂ©duire le programme final Ă un tour. |
Santini impose son rythme dans les spéciales de la Giraglia
Sur les routes Ă©troites du Cap Corse, Guillaume Santini a trouvĂ© le bon tempo dĂšs la premiĂšre boucle. AssociĂ© Ă JĂ©rĂŽme Camili, le pilote de Pino a signĂ© le meilleur temps dans chacune des quatre spĂ©ciales disputĂ©es samedi. Ă lâarrivĂ©e de la seconde Luri-Barrettali, sa Skoda Fabia avait dĂ©jĂ creusĂ© un Ă©cart qui lui permettait de prendre la tĂȘte du classement gĂ©nĂ©ral.
La spĂ©ciale de Luri-Barrettali, longue de 19,37 kilomĂštres, a servi de premier grand test. Santini y a devancĂ© Rossi de 5,2 secondes lors dâun passage, puis a amĂ©liorĂ© son propre temps de sept secondes au tour suivant. Le parcours, avec son dĂ©part au village de Luri, demandait une conduite rĂ©guliĂšre : une erreur ou un mauvais choix de pneus pouvait coĂ»ter cher sur une distance aussi longue.
Le tableau des temps confirme cette domination, mais montre aussi que la lutte derriĂšre le leader est restĂ©e vive. Berfa-Gary, sur Lancia Ypsilon, a signĂ© plusieurs chronos proches de Santini dans les portions courtes. Ă lâissue des quatre spĂ©ciales, le duo pointe nĂ©anmoins Ă 34,6 secondes. Antoine Paverani et Camili suivent Ă 1 minute et 19,1 secondes, devant Bianco-Battesti et Galeani-Vannucci.
| Classement provisoire | Ăquipage | Voiture | Ăcart |
|---|---|---|---|
| đ„ 1 | Santini-Camili | Skoda Fabia | 45â23,1 |
| đ„ 2 | Berfa-Gary | Lancia Ypsilon | +34,6 s |
| đ„ 3 | Paverani-Camili | CitroĂ«n C3 | +1â19,1 |
| 4 | Bianco-Battesti | Skoda Fabia | +1â34,5 |
| 5 | Galeani-Vannucci | Hyundai i20 | +1â35,7 |
Ce classement reste celui Ă©tabli aprĂšs les spĂ©ciales rapportĂ©es samedi, avant le programme final raccourci. Les rĂ©sultats et les engagĂ©s peuvent ĂȘtre consultĂ©s sur le suivi officiel de la FFSA. Dans cette compĂ©tition sportive, la rĂ©gularitĂ© de Santini pĂšse autant que sa vitesse pure.
Rossi freiné par une panne, les réparations ne suffisent pas
La journĂ©e avait pourtant commencĂ© sous le signe de Ghjuvanni Rossi. Le pilote de Castagniccia avait rĂ©alisĂ© le meilleur temps la veille et restait dans le match avant le dĂ©part de Luri-Barrettali. Une discussion autour des pneus a mĂȘme animĂ© lâassistance : des bandes adhĂ©sives visibles sur ceux de Berfa ont attirĂ© son attention. Rossi a expliquĂ© que certains choix se gardent volontiers secrets, tandis que Santini plaisantait sur la transparence de ses propres rĂ©glages.
Le premier problĂšme sĂ©rieux est survenu dans Pino-Centuri, une spĂ©ciale de 12,64 kilomĂštres. La Hyundai de Rossi a perdu une partie de sa puissance aprĂšs un passage prĂšs de Morsiglia. Le moteur tournait sur trois cylindres, et lâĂ©quipage a dĂ» terminer les derniers kilomĂštres en limitant les dĂ©gĂąts. Il a concĂ©dĂ© 11,5 secondes Ă Santini, qui signait encore le meilleur temps, tandis que Berfa se plaçait Ă 2,2 secondes du leader sur cette spĂ©ciale.
Les mĂ©caniciens se sont ensuite mobilisĂ©s Ă lâassistance pour tenter de remettre la voiture en Ă©tat. Le deuxiĂšme passage dans Luri-Barrettali a offert un bref motif dâespoir : la Hyundai avait retrouvĂ© son son habituel et Rossi ne perdait que 2,8 secondes. Mais le problĂšme a rĂ©cidivĂ© dans Pino-Centuri. Un injecteur a cĂ©dĂ© quelques kilomĂštres aprĂšs le dĂ©part, renvoyant la voiture sur trois cylindres et contraignant lâĂ©quipage Ă lâabandon.
Cette mĂ©saventure rappelle une rĂšgle simple du rallye : un bon chrono ne protĂšge pas dâune dĂ©faillance mĂ©canique. Une rĂ©paration peut rĂ©tablir les performances pour un temps, mais chaque spĂ©ciale impose ensuite une nouvelle vĂ©rification. Pour suivre les faits marquants de cette journĂ©e, le point consacrĂ© Ă Santini et Ă lâabandon de Rossi revient sur les principaux Ă©vĂ©nements.
Sur les routes corses, la fiabilité a ainsi redistribué les rÎles aussi nettement que la vitesse.
Les Ă©quipages du Cap Corse au cĆur dâune Giraglia populaire
La tĂȘte de course rĂ©unit plusieurs pilotes liĂ©s au Cap Corse. Santini, originaire de Pino, mĂšne avec Camili, tandis que Paverani, Bianco et Micheli figurent eux aussi parmi les Ă©quipages bien placĂ©s. Cette proximitĂ© avec les routes de la Giraglia donne Ă lâĂ©preuve une dimension particuliĂšre : les concurrents connaissent les villages, les enchaĂźnements et les rĂ©actions du public qui se rassemble au bord des spĂ©ciales.
La course attire aussi par la diversitĂ© de son plateau. DerriĂšre les premiĂšres voitures, plusieurs catĂ©gories entretiennent leur propre bataille. Micheli-Rafaelli se distinguent en GT avec leur Porsche 996, Cros-Guidicelli-Ugolini mĂšnent en Rally3 et Baldricchi-Corsi prennent la premiĂšre place en F2000. Giorico-Gazzo sont les mieux classĂ©s en R2. Ces rĂ©sultats montrent quâun rallye ne se rĂ©sume pas Ă la lutte pour le scratch : chaque Ă©quipage vise aussi son groupe.
Le duel en RC5 est particuliĂšrement serrĂ©. Morgan Figari, Quentin Paverani, Dominici-Salviani et Olmicia sont regroupĂ©s dans un intervalle dâenviron dix secondes. Dans une telle configuration, une petite erreur au freinage ou une meilleure sortie de virage peut suffire Ă modifier lâordre. Pour un spectateur, cette compĂ©tition dans la compĂ©tition donne une raison supplĂ©mentaire de suivre les classements au fil des passages.
Le nom de la Giraglia Ă©voque aussi la mer, la voile et la rĂ©gate qui font partie de lâimaginaire de la MĂ©diterranĂ©e. La Ronde est toutefois un rallye automobile, et non une course nautique : ici, la navigation consiste Ă suivre le parcours routier et les indications du copilote, plutĂŽt quâĂ lire le vent ou les courants. Ce contraste entre route et mer souligne le caractĂšre insulaire de lâĂ©vĂ©nement, sans confondre deux disciplines distinctes.
La 56e Ă©dition rassemble ainsi une communautĂ© locale autour dâun spectacle mĂ©canique, avec des enjeux sportifs lisibles jusque dans les catĂ©gories.
Un programme final raccourci par le départ avancé du ferry
La derniĂšre journĂ©e devait prolonger la bataille sur les routes, mais lâorganisation a dĂ» adapter son programme. La compagnie maritime a avancĂ© le dĂ©part du bateau pour lâaprĂšs-midi. Pour permettre aux concurrents et aux Ă©quipes de rejoindre le port Ă temps, la direction de course a rĂ©duit lâĂ©tape finale Ă un seul tour. Le rallye prend alors des allures de sprint : les Ă©quipages disposent de moins dâoccasions pour reprendre du temps.
Ce changement pĂšse directement sur la stratĂ©gie. Avec un programme plus court, Santini peut chercher Ă protĂ©ger son avance, tandis que Berfa doit attaquer sans attendre si une occasion se prĂ©sente. Paverani, Ă plus dâune minute, doit lui aussi composer avec le temps disponible. Dans ce contexte, un choix de pneus adaptĂ© et une voiture fiable deviennent essentiels : une crevaison ou un incident mĂ©canique peut coĂ»ter une place sans quâil reste assez de kilomĂštres pour compenser.
Les spĂ©ciales disputĂ©es samedi avaient dĂ©jĂ montrĂ© la variĂ©tĂ© des situations. Luri-Barrettali, avec ses 19,37 kilomĂštres, rĂ©compense la constance sur une longue distance. Pino-Centuri, plus courte, peut faire basculer lâĂ©cart en quelques minutes. Comme dans la navigation, il faut ajuster sa trajectoire aux conditions observĂ©es ; en rallye, ce sont le revĂȘtement, le rythme des virages et lâĂ©tat de la voiture qui guident les dĂ©cisions.
Les passionnés peuvent retrouver les chronos sur les pages de résultats de la FFSA et consulter le récit de la course publié par Corse-Matin. Ces suivis permettent de distinguer le classement provisoire établi aprÚs les spéciales du samedi du résultat final, une nuance importante alors que le calendrier a été modifié.
Un programme raccourci ne rĂ©duit pas lâenjeu : il rend chaque kilomĂštre restant plus dĂ©cisif.
Questions pratiques sur la 56e Giraglia
Qui mĂšne le classement provisoire de la Giraglia ?
AprĂšs les quatre spĂ©ciales mentionnĂ©es, Guillaume Santini et JĂ©rĂŽme Camili sont premiers sur Skoda Fabia, avec 34,6 secondes dâavance sur Berfa-Gary.
Pourquoi Ghjuvanni Rossi a-t-il abandonné ?
AprĂšs une premiĂšre panne qui a fait tourner sa Hyundai sur trois cylindres, lâĂ©quipage a repris la course. Un injecteur a ensuite cĂ©dĂ© dans Pino-Centuri, entraĂźnant lâabandon.
Pourquoi la derniÚre étape a-t-elle été raccourcie ?
Le dĂ©part du ferry ayant Ă©tĂ© avancĂ© Ă lâaprĂšs-midi, la direction de course a limitĂ© le programme final Ă un seul tour afin de tenir compte de la contrainte de transport.
La Giraglia est-elle une régate ou un rallye automobile ?
La Ronde de la Giraglia est une Ă©preuve de rallye automobile sur route. Les rĂ©fĂ©rences Ă la voile, Ă la rĂ©gate et Ă la course nautique Ă©voquent le cadre mĂ©diterranĂ©en, mais ne dĂ©signent pas la discipline de lâĂ©preuve.
Source: www.corsematin.com


