Le Peugeot 105 est un cyclomoteur français du début des années 1980, animé par un moteur deux-temps de 49,9 cm³ et pensé pour les trajets de proximité. Léger, simple à entretenir et plus généreusement équipé que bien des cyclos de son époque, il séduit aujourd’hui les amateurs de mécanique vintage. Les exemplaires en état correct se négocient généralement de quelques centaines d’euros à environ 1 500 euros, selon leur version, leur état et la qualité de leur restauration.
Son allure colorée lui a valu le surnom de « Mob Tupperware », tandis que le démarreur électrique, les clignotants ou la jauge à essence distinguaient certaines versions. Avant d’en acheter un, mieux vaut toutefois contrôler le moteur, les freins et les éléments de carrosserie : sur une machine ancienne, une belle peinture ne raconte pas toujours toute l’histoire. 🔧
Pas le temps de tout lire ? Voici ce qu’il faut retenir
- ✅ Cyclomoteur Peugeot lancé au début des années 1980, après un brevet déposé en mars 1979.
- ✅ Moteur monocylindre deux-temps de 49,9 cm³, refroidi par air, pour une vitesse d’environ 45 km/h.
- ✅ Environ 56 kg en ordre de marche ; certaines versions disposent d’un démarreur électrique et de clignotants.
- ✅ Le prix dépend fortement de l’état, de la complétude et de la rareté : inspectez la mécanique avant les accessoires.
- ✅ Une restauration réussie commence par un diagnostic méthodique et des pièces compatibles, pas par une préparation visant à dépasser la vitesse réglementaire.
Peugeot 105 : histoire et place dans la gamme Peugeot
Le Peugeot 105 arrive au début des années 1980, à une période où le cyclomoteur représente une vraie porte vers l’autonomie. Dans les villes comme dans les villages, il permet de rejoindre un établissement scolaire, un apprentissage ou un premier emploi sans dépendre d’un adulte. Pour beaucoup de jeunes, le premier trajet seul comptait presque autant que l’engin lui-même : il fallait apprendre à démarrer, anticiper les freinages et surveiller le niveau d’essence.
Le dépôt de brevet associé au modèle date du 26 mars 1979. Ce repère situe le travail de conception, mais il ne signifie pas que tous les exemplaires ont été fabriqués cette année-là : le 105 est commercialisé au début de la décennie suivante. Les informations disponibles sur sa période exacte de production varient selon les versions et les sources ; mieux vaut donc identifier un exemplaire par ses équipements et ses marquages plutôt que de se fier à une seule date annoncée dans une petite annonce.
La gamme Peugeot comptait déjà les 101, 102, 103 et 104. Le 105 prend une place plus valorisante : il conserve une mécanique de cyclomoteur accessible, tout en adoptant un habillage et des équipements qui lui donnent une allure plus moderne. Il n’efface pas le 103, modèle réputé pour sa diffusion et sa simplicité. Il propose plutôt une autre réponse à la même envie de mobilité, avec davantage d’attention portée au confort d’usage et à la présentation.
Un style qui rompait avec les cyclos classiques
Les panneaux de plastique coloré ont marqué les esprits. À une époque où les deux-roues utilitaires affichaient souvent une silhouette assez dépouillée, le 105 assumait une carrosserie enveloppante et des teintes visibles. Le surnom de « Mob Tupperware » résume ce contraste avec humour, mais il ne doit pas faire oublier la fonction de ces éléments : protéger certaines parties, alléger l’ensemble et donner au cyclomoteur une identité immédiatement reconnaissable.
Dans un atelier, une remise en route typique commence parfois par une scène révélatrice : le moteur paraît complet, mais une patte de fixation de carénage manque et une pièce colorée a été remplacée par un morceau d’une autre teinte. La machine roule, pourtant son histoire reste à reconstituer. C’est souvent là que le travail de restauration devient intéressant : comparer les pièces, rechercher les bons assemblages et conserver ce qui peut encore l’être.
Cette silhouette témoigne aussi d’une époque où l’innovation se mesurait à l’usage quotidien. Une jauge évitait une panne sèche embarrassante ; des clignotants rendaient les intentions plus lisibles ; un démarreur électrique épargnait quelques coups de pédale. Ces détails n’ont rien de spectaculaire aujourd’hui, mais ils expliquent pourquoi le modèle pouvait sembler particulièrement moderne à son lancement.
Les événements consacrés aux véhicules anciens entretiennent cet intérêt : les visiteurs recherchent autant l’objet que les souvenirs qu’il fait remonter. Pour suivre une actualité automobile patrimoniale plus large, le programme de Peugeot et des autres marques au salon Rétromobile 2026 illustre la place toujours vive du patrimoine français. Le 105, lui, raconte cette histoire à hauteur de guidon : une mécanique modeste, mais une liberté très concrète.
Peugeot 105 : fiche technique, moteur et équipements
Le cœur du Peugeot 105 est un monocylindre deux-temps de 49,9 cm³, refroidi par air. Cette architecture est compacte et relativement simple : pas de circuit de refroidissement liquide à contrôler, et une mécanique accessible aux propriétaires disposés à apprendre les gestes de base. La puissance reste adaptée au statut de cyclomoteur ; la vitesse maximale est donnée autour de 45 km/h, conformément à la limite réglementaire évoquée pour ce type de véhicule.
L’alimentation repose sur un carburateur Gurtner de 12 mm dans les configurations mentionnées pour le modèle. Le réglage doit rester propre et cohérent : un moteur qui broute ne réclame pas automatiquement une modification de carburation. Un gicleur inadapté, une prise d’air ou un filtre encrassé peuvent produire des symptômes proches. Avant de remplacer des pièces au hasard, il faut donc observer le comportement à froid puis à chaud, vérifier l’arrivée d’essence et examiner l’état de l’allumage.
La transmission par chaîne envoie la puissance à la roue arrière. Elle est facile à comprendre, mais demande une attention régulière. Une chaîne trop détendue peut sauter ; trop tendue, elle sollicite inutilement les pignons et les roulements. Le démarrage se fait classiquement au pédalier sur certaines configurations. Des versions plus équipées ajoutent un démarreur électrique alimenté par une batterie de 6 volts, avec un kick de secours selon la variante.
Des équipements variables selon les versions
Le nom 105 recouvre plusieurs déclinaisons. La version V est décrite avec un réservoir en polypropylène noir muni d’une jauge et une selle biplace. La VL ajoute des clignotants intégrés. Les versions D ou R sont associées, selon les configurations, au démarrage électrique et à la batterie. Il faut donc éviter de considérer chaque équipement comme présent sur tous les exemplaires : une annonce peut réunir des pièces provenant de plusieurs machines.
| Repère technique | Caractéristique à retenir | À vérifier sur l’exemplaire |
|---|---|---|
| ✅ Moteur | Monocylindre deux-temps, 49,9 cm³, refroidi par air | Compression, bruit, démarrage et absence de fuite |
| ✅ Vitesse | Environ 45 km/h dans la configuration réglementaire | Conformité et état général, sans chercher à débrider |
| ✅ Masse | Environ 56 kg en ordre de marche | Rouille du cadre et réparations anciennes |
| ✅ Réservoir | Environ 3,7 litres selon les données disponibles | Étanchéité, robinet et jauge quand elle est présente |
| ✅ Équipements | Selon version : clignotants, jauge, démarreur 6 V | Faisceau, batterie, commandes et conformité des pièces |
La partie cycle reste à l’échelle d’un cyclomoteur léger : fourche télescopique à l’avant, suspension arrière et freins à tambour, indiqués à 80 mm dans les données techniques disponibles. La légèreté facilite les manœuvres à l’arrêt, mais ne compense pas un tambour ovalisé ou des garnitures fatiguées. Les pneus de dimension 2,25 × 17 sont également à contrôler ; une gomme ancienne peut être dangereuse même si les sculptures semblent encore visibles.
Pour situer les enjeux d’une mécanique automobile plus récente, certains lecteurs consultent aussi des retours sur la fiabilité du moteur 1.6 HDi 90. La comparaison rappelle surtout une différence de philosophie : sur le Peugeot 105, les systèmes sont moins complexes, mais l’âge impose une inspection soigneuse de chaque organe. La simplicité facilite le diagnostic ; elle ne dispense jamais de méthode.
Un bon contrôle technique commence donc par les éléments de sécurité, puis passe aux organes mécaniques. La fiche d’époque ou les pièces réellement montées permettent ensuite de confirmer la variante. Cette démarche évite de payer une configuration prétendument rare qui résulte simplement d’un assemblage incomplet.
Peugeot 105 d’occasion : prix, inspection et choix du bon exemplaire
Le marché de l’occasion reste porté par les collectionneurs, les nostalgiques et les bricoleurs qui souhaitent restaurer un cyclomoteur à leur rythme. Les prix annoncés vont de quelques centaines d’euros à environ 1 500 euros pour un exemplaire en bon état ou restauré avec soin. La rareté d’une version, la présence des équipements d’origine, la qualité du travail et la possibilité de faire démarrer la machine influencent fortement la valeur. Un montant affiché n’est toutefois pas une cote officielle : l’état réel compte davantage que l’enthousiasme du vendeur.
Une peinture brillante peut attirer l’œil, mais il faut regarder sous les carénages. Les plastiques d’origine, surtout lorsqu’ils ont une teinte particulière, peuvent être plus difficiles à trouver que certaines pièces mécaniques. Une fixation cassée, une réparation à la colle ou un élément provenant d’une autre version ne condamne pas l’achat ; cela justifie simplement une discussion claire sur le prix et sur les travaux à prévoir.
La vérification avant l’achat
Si possible, examinez le cyclomoteur à froid. Un moteur déjà chaud peut masquer un démarrage difficile. Demandez au vendeur de ne pas le lancer avant votre arrivée, puis observez la mise en route, le ralenti et la reprise. Un bruit mécanique inhabituel ou une fumée anormale ne suffit pas toujours à établir un diagnostic, mais impose des vérifications supplémentaires avant de conclure.
- 🔎 Moteur : vérifiez la compression, le démarrage, le ralenti et l’absence de fuite. Repérez les bricolages visibles autour du carburateur et de l’allumage.
- ⛓️ Transmission : contrôlez la tension de chaîne, l’état des dents des pignons et l’alignement de la roue arrière.
- 🛑 Freinage : actionnez les deux freins et vérifiez que les commandes reviennent correctement. Un frein qui semble fonctionner à l’arrêt peut manquer d’efficacité en circulation.
- 💡 Électricité : testez l’éclairage, le feu stop, les clignotants et le démarreur lorsque la version en est équipée.
- 🧾 Historique : demandez les factures, les informations d’identification et les détails des réparations. Vérifiez que la situation administrative permet bien la vente et l’usage envisagés.
- 🛞 Pneus et cadre : inspectez les craquelures, l’usure irrégulière, la corrosion et les éventuelles déformations.
Un acheteur peut aussi demander une courte démonstration sur terrain adapté, sans prendre de risque et dans le respect des règles applicables. Si le cyclomoteur ne roule pas, le vendeur doit pouvoir expliquer pourquoi. « Il suffit de régler le carburateur » est une formule fréquente ; sans diagnostic précis, elle ne vaut pas preuve d’une réparation simple.
Calculer le coût réel plutôt que le prix affiché
Le budget d’achat n’est qu’une partie de l’opération. Ajoutez les consommables, les pneus, la remise en état des freins, les câbles et les pièces manquantes. Pour une restauration, prévoyez aussi du temps de recherche : certaines pièces communes à la mécanique sont plus faciles à dénicher que les éléments de carrosserie colorés propres à une variante.
Un exemple concret aide à garder la tête froide. Un 105 vendu à petit prix, mais sans papiers exploitables, avec une chaîne grippée et un faisceau incomplet, peut revenir plus cher qu’un exemplaire roulant vendu davantage. À l’inverse, une machine non restaurée mais complète peut constituer une base intéressante, à condition que le cadre et les points d’ancrage soient sains.
Le raisonnement vaut aussi pour les voitures anciennes : remplacer un élément sans contrôler ses fixations donne rarement un résultat durable. Les principes de diagnostic exposés dans un guide sur le choix d’un silentbloc de liaison rappellent l’intérêt de vérifier la compatibilité et l’usure avant la commande. Sur le 105, la même patience évite les achats impulsifs et les pièces inutiles. Un bon exemplaire se choisit sur preuves, pas uniquement sur son charme.
Entretien et restauration du Peugeot 105 : les gestes qui durent
Le moteur deux-temps et la conception relativement dépouillée rendent l’entretien accessible à un amateur soigneux. Cela ne signifie pas qu’il faut tout démonter dès qu’un symptôme apparaît. Une intervention méthodique commence par une observation, un nettoyage raisonné et une vérification des réglages de base. Les opérations réalisées dans le bon ordre coûtent souvent moins cher que le remplacement successif de pièces en espérant tomber juste.
La chaîne mérite une attention fréquente. Contrôlez sa tension selon la procédure adaptée au modèle, lubrifiez-la avec un produit prévu pour cet usage et inspectez les pignons. Un excès de graisse attire les poussières ; une chaîne sèche s’use rapidement. Après l’intervention, faites tourner la roue à la main et vérifiez que la tension ne varie pas fortement sur un tour complet.
Le carburateur doit rester propre et correctement réglé. Avant de toucher aux vis, vérifiez la qualité de l’essence, l’état du filtre et l’absence de prise d’air. Le moteur doit également recevoir le mélange deux-temps approprié, préparé selon les recommandations correspondant à la configuration et aux pièces utilisées. Une huile ou un dosage choisi au hasard peut accélérer l’usure ; les conseils d’un spécialiste du modèle sont précieux lorsqu’un montage a été modifié.
Nettoyer sans abîmer les plastiques anciens
Les panneaux colorés sont une part importante de l’identité du Peugeot 105, mais ils ont vieilli. Commencez par un lavage doux, à l’eau et avec un chiffon propre, après avoir protégé les composants électriques. Une machine haute pression de type Kärcher n’est pas adaptée au nettoyage rapproché des roulements, des joints, du faisceau ou des autocollants. Le jet peut déplacer l’eau dans des zones où elle n’a rien à faire.
Dans un garage, on croise des produits de marques variées — HG, Starwax, Axton, Syntilor, Rubson, Vileda, St Marc ou Ajax — mais aucun nom commercial ne garantit qu’un produit convient aux plastiques d’un cyclomoteur ancien. Le Bicarbonate de soude La Baleine, comme d’autres poudres ménagères, peut être abrasif s’il est frotté sur une surface fragile. Faites toujours un essai discret, lisez l’étiquette et évitez les solvants, les abrasifs et les produits destinés à une autre matière.
Pour les pièces peintes, une cire ou un rénovateur compatible peut aider, mais il ne réparera ni une fissure ni une couleur passée en profondeur. Une pièce déformée par la chaleur peut aussi devenir cassante. Mieux vaut conserver une patine stable que polir trop fort et retirer la couche de surface. C’est un principe simple de restauration : nettoyer pour préserver, pas pour effacer l’âge de la machine.
Plan de remise en route prudent
- 🧰 Documenter : photographiez les branchements, les fixations et le cheminement des câbles avant démontage.
- 🧽 Nettoyer : retirez les dépôts sans diriger d’eau sous pression vers les roulements et les composants électriques.
- 🔩 Contrôler : inspectez pneus, freins, chaîne, câbles, éclairage et fixations avant tout essai.
- ⚙️ Remettre en route : vérifiez l’alimentation, l’allumage et les réglages sans multiplier les modifications simultanées.
- 🛣️ Essayer prudemment : effectuez un contrôle statique puis un essai dans un lieu adapté, avec l’équipement de protection requis.
Un conseil d’atelier vaut pour chaque étape : gardez les anciennes pièces jusqu’à ce que la réparation soit validée. Un câble remplacé ou un carburateur démonté peut révéler une référence utile, et une pièce d’origine en bon état est parfois préférable à une reproduction mal ajustée. Une restauration durable respecte la sécurité, le budget et le fonctionnement prévu du cyclomoteur.
La disponibilité des pièces est correcte pour plusieurs composants mécaniques grâce aux spécialistes du cyclomoteur et aux échanges entre passionnés. Les pièces spécifiques de carrosserie peuvent demander davantage de patience. Les forums et communautés aident à comparer les références, mais une photo ou une annonce en ligne ne remplace pas la vérification des dimensions et des fixations.
Conduite, sécurité et intérêt collection du Peugeot 105
Le Peugeot 105 a été conçu pour les déplacements courts et les rues où la maniabilité compte plus que la vitesse. Avec environ 56 kg en ordre de marche, il se déplace facilement à pied et se gare sans effort particulier. La position de conduite et les commandes rappellent une mécanique d’une autre époque : peu d’assistance, peu d’électronique, et des sensations directes. Cette simplicité plaît, mais elle demande au conducteur de rester attentif à l’état réel de la machine.
La vitesse maximale annoncée, autour de 45 km/h, situe clairement son usage. Ce n’est pas un véhicule destiné aux voies rapides ni aux longs trajets au milieu d’une circulation dense. Débrider un cyclomoteur peut entraîner des conséquences réglementaires, d’assurance et de sécurité. Des freins à tambour anciens, des pneus étroits et une partie cycle légère n’ont pas été conçus pour compenser une vitesse supérieure à celle prévue.
Équipement et contrôles avant chaque sortie
Un casque homologué est indispensable, même pour un déplacement de quelques rues. Des gants adaptés et des vêtements couvrants réduisent les blessures en cas de chute. Avant de partir, vérifiez les freins, la pression et l’état des pneus, l’éclairage ainsi que le fonctionnement des clignotants quand la version en dispose. Le feu stop automatique mérite une vérification particulière : un contacteur défaillant peut passer inaperçu tant que personne ne suit la machine.
La nuit, la visibilité d’un système d’éclairage ancien peut être limitée. Une remise en état des connexions, de la masse et des ampoules est préférable à une modification improvisée. Tout ajout d’éclairage doit rester compatible avec le circuit et la réglementation. Une batterie de 6 volts fatiguée, sur les versions concernées, peut expliquer un démarrage électrique capricieux ; remplacer le démarreur avant d’avoir contrôlé la batterie et les connexions serait une erreur coûteuse.
Un trajet de proximité permet aussi de mieux connaître la machine. Écoutez les changements de bruit, repérez une perte de puissance et observez si le moteur redémarre normalement après un arrêt. Ces indices sont utiles, mais ne justifient pas de rouler avec un doute sur le freinage ou un pneu fissuré. En mécanique, le bruit nouveau est une alerte ; en sécurité, un contrôle est une obligation de bon sens.
Pourquoi le modèle attire encore les passionnés
Le 105 réunit trois qualités recherchées par les collectionneurs : une silhouette immédiatement reconnaissable, une mécanique compréhensible et une histoire liée à la mobilité des jeunes. Restaurer un tel cyclomoteur peut être une activité pédagogique. On apprend à régler un carburateur, entretenir une chaîne, contrôler un frein à tambour et rechercher la bonne pièce, sans se retrouver face à une électronique complexe.
La valeur patrimoniale ne dépend pas uniquement de la rareté. Une machine complète, cohérente et bien documentée peut intéresser davantage qu’un exemplaire repeint à neuf mais composé de pièces disparates. Garder les éléments d’origine, noter les interventions et conserver les factures aide à transmettre un historique clair au futur propriétaire. Si une pièce moderne est nécessaire pour la sécurité, son ajout peut être documenté sans prétendre qu’elle était présente à l’origine.
Il reste enfin une part de plaisir très concrète : remettre en état un véhicule que l’on peut comprendre et entretenir. Le Peugeot 105 ne cherche pas à impressionner par ses performances ; il rappelle que la fiabilité naît souvent de gestes simples, répétés avec soin. C’est précisément ce caractère accessible qui transforme encore aujourd’hui une vieille mobylette en projet de collection vivant.
Questions fréquentes sur le Peugeot 105
Quelle est la vitesse maximale d’un Peugeot 105 ?
La vitesse maximale indiquée est d’environ 45 km/h dans sa configuration de cyclomoteur. Toute modification visant à la dépasser peut poser des problèmes de sécurité, de conformité et d’assurance.
Combien coûte un Peugeot 105 d’occasion ?
Les exemplaires se trouvent généralement entre quelques centaines d’euros et environ 1 500 euros selon leur état, leur complétude, leur version et la qualité de la restauration. Les annonces ne constituent pas une cote officielle : inspectez la machine avant achat.
Quelles sont les principales différences entre les versions ?
Les équipements varient. Certaines déclinaisons proposent un réservoir avec jauge ou une selle biplace, tandis que d’autres ajoutent des clignotants, un démarreur électrique et une batterie de 6 volts. Il faut vérifier les équipements présents sur chaque exemplaire.
Quelles pièces faut-il contrôler en priorité lors d’une restauration ?
Commencez par les freins, les pneus, la chaîne et les pignons, puis contrôlez le moteur, le carburateur, l’allumage et le faisceau électrique. Les éléments de carrosserie d’origine peuvent être plus difficiles à retrouver que les pièces mécaniques courantes.


