Automobile : Le slalom de Lezay raccourci, mais la compétition a tenu toutes ses promesses

Le parking du foirail de Lezay vient de vivre un dimanche hors norme. Sous une chaleur Ă©crasante, l’organisation a dĂ» retracer le parcours ; pourtant, la foule n’a pas dĂ©sertĂ© les gradins improvisĂ©s. De la premiĂšre mise en rĂ©gime Ă  la derniĂšre descente de drapeau, le spectacle a tenu la note, prouvant qu’un slalom n’a pas besoin d’ĂȘtre long pour ĂȘtre intense.

Pas le temps de tout lire ? Voici quoi retenir de la news.
✅ Parcours raccourci Ă  1 600 m pour cause de canicule, sans perdre en dĂ©fi technique
✅ Valentin Youbi remporte l’épreuve, talonnĂ© par AurĂ©lien Tessier Ă  moins de trois dixiĂšmes
✅ 100 pilotes engagĂ©s, mais seulement 74 classĂ©s aprĂšs les abandons mĂ©caniques
✅ RĂ©glages de refroidissement et choix de gommes tendres dĂ©cisifs pour la performance
✅ Le slalom de Lezay consolide sa place de tremplin vers la Coupe de France des Slaloms

Slalom raccourci : un tracĂ© de 1 600 m qui met la maniabilitĂ© Ă  l’épreuve

RĂ©duire un parcours n’implique pas forcĂ©ment de le simplifier. L’équipe de l’Écurie Chambrille, fidĂšle Ă  sa rĂ©putation d’artisane de la difficultĂ©, a dessinĂ© un ruban de bitume de seulement 1 600 m, mais garni de quatorze chicanes, trois Ă©pingles serrĂ©es et un virage aveugle qui plonge vers la tribune centrale. Cette signature maison a transformĂ© le moindre enchaĂźnement en exercice d’équilibriste. Les spectateurs n’ont pas eu Ă  patienter : dĂšs huit heures, les essais libres ont mis en lumiĂšre l’asphalte surchauffĂ©, atteignant 49 °C en milieu de journĂ©e.

La dĂ©cision de raccourcir la course a Ă©tĂ© prise tard dans la nuit de samedi. Un comitĂ© urgent rĂ©unissant direction de la FFSA, mĂ©decins et pilotes a conclu que maintenir le format classique de trois manches complĂštes risquait de pousser les mĂ©caniques au-delĂ  du raisonnable. Les turbos chauffent plus vite, les freins perdent en mordant, et la moindre crevaison transforme l’aventure en Ă©quipĂ©e sauvage. Difficile, pourtant, de renoncer Ă  la vitesse. Le compromis : deux manches chronomĂ©trĂ©es au lieu de trois, avec possibilitĂ© de joker si la tempĂ©rature dĂ©passait 40 °C Ă  l’ombre.

Une enquĂȘte rapide auprĂšs des stands montre que la moitiĂ© des Ă©quipes ont prĂ©fĂ©rĂ© troquer les pneus mĂ©dium contre des gommes plus tendres, misant sur l’adhĂ©rence immĂ©diate plutĂŽt que sur l’usure. « Ce sera un sprint », glisse un chef mĂ©canicien, sachant que chaque dixiĂšme arrachĂ© dans une Ă©pingle peut repositionner un pilote dans un classement serrĂ©. L’enjeu Ă©tait capital : la manche de Lezay compte pour la Coupe de France des Slaloms, et tous les points engrangĂ©s ici peuvent servir de tremplin vers la finale de Dijon.

Les incidents n’ont pas manquĂ©. À la premiĂšre chicane, la Dallara de Youbi a flirtĂ© avec le rail, arrachant quelques graviers qui ont prĂ©cipitĂ© le tĂȘte-Ă -queue de la Clio R3 suivante. Entre ombre et lumiĂšre, la lecture de trajectoire change Ă  chaque passage ; le rĂ©glage des amortisseurs devient un jeu d’échecs. Un pilote local rĂ©sume : « On slalome littĂ©ralement entre les piĂšges climatiques. » MalgrĂ© les frayeurs, aucune blessure n’a Ă©tĂ© signalĂ©e. Preuve que la rĂ©duction de distance, couplĂ©e Ă  une vigilance accrue, a portĂ© ses fruits.

Plus qu’une simple adaptation, ce slalom raccourci questionne l’avenir des compĂ©titions rĂ©gionales Ă  l’ùre des Ă©tĂ©s toujours plus chauds. Les instances nationales observent de prĂšs, prĂȘtes Ă  s’inspirer de l’expĂ©rience. AprĂšs tout, si une ville de 2 000 habitants peut sauver son Ă©preuve reine sans sacrifier l’intensitĂ©, pourquoi pas les autres ?

découvrez comment le slalom de lezay, bien que raccourci, a offert une compétition intense et pleine de rebondissements, promettant un spectacle automobile passionnant.

Des pilotes aguerris face à une piste technique : la compétition sous haute tension

Ils Ă©taient exactement 100 inscrits Ă  l’aube, de la vieille 205 GTI au prototype Norma Ă  moteur moto. Un chiffre record pour Lezay, attestant de l’attractivitĂ© du rendez-vous. DĂšs les essais, la hiĂ©rarchie se dessine : AurĂ©lien Tessier, dĂ©jĂ  vainqueur l’an dernier, frappe un 1’03’’238 qui fait lever les chronomĂ©treurs. Mais la rĂ©plique de Valentin Youbi, au volant de sa Dallara F3 affĂ»tĂ©e, ramĂšne tout le monde Ă  ses cahiers. La lutte fratricide rebondit Ă  chaque passage, rappelant la bataille de 2024 sur le circuit de Mornay, oĂč les deux hommes s’étaient dĂ©partagĂ©s pour quatre centiĂšmes.

Le public, venu des Deux-SĂšvres mais aussi de la Vienne et de Charente, commente Ă  haute voix chaque prise de corde. Une grand-mĂšre pointe la cassette de sĂ©curitĂ© comme on dĂ©signe un gibier rare. Les plus jeunes, tĂ©lĂ©phones brandis, attendent le « pop » caractĂ©ristique des anti-lags. Les haut-parleurs diffusent le nom des engagĂ©s dans un brouhaha d’accents ; la ferveur Ă©voque les tribunes de Kartland plus qu’un parking de foirail. Pourtant, c’est bien lĂ  la magie du sport automobile de proximitĂ© : offrir, pour dix euros, le frisson habituellement rĂ©servĂ© aux circuits fĂ©dĂ©raux.

La tempĂ©rature ne pardonne pas. À midi, 42 °C Ă  l’ombre ; sur la piste, les capteurs renvoient 54 °C. Les mĂ©caniciens pulvĂ©risent de l’eau sur les radiateurs, calfeutrent les admissions avec du papier alu pour Ă©viter l’air brĂ»lant. Chaque stand devient un petit laboratoire, rĂ©inventant la gestion thermique Ă  la minute. Les amateurs scrutent leurs voyants de tempĂ©rature d’huile, tandis que les professionnels sortent la camĂ©ra thermique pour repĂ©rer un point chaud sur le disque avant gauche. La moindre nĂ©gligence se paie cash : trois abandons moteur, deux casses de boĂźte, un train avant flambĂ©.

En matiĂšre de pilotage, la clĂ© rĂ©side dans la finesse. Les virages serrĂ©s imposent un point de corde tardif pour Ă©viter le sous-virage. L’accĂ©lĂ©ration se doit d’ĂȘtre dosĂ©e : toute roue qui patine dilate le chronomĂštre. Youbi, dans un murmure, confie Ă  un commissaire avoir relevĂ© son aileron de deux degrĂ©s entre les manches ; un geste qui lui fera gagner six centiĂšmes dans la derniĂšre Ă©pingle. Tessier, de son cĂŽtĂ©, joue sur la pression de turbo ; un dixiĂšme en moins en sortie de chicane selon la tĂ©lĂ©mĂ©trie.

Les spectateurs ont pu suivre ces Ă©changes tactiques en direct grĂące au flux vidĂ©o de la FFSA, projetĂ© sur Ă©cran gĂ©ant. De quoi comprendre la dramaturgie des Ă©carts : 0,276 s d’avance pour Youbi, un battement de cƓur. Une tension qui rappelle la manche de la Coupe de France 2025, oĂč les trois premiers Ă©taient contenus dans un mouchoir de 0,450 s.

RĂ©glages dĂ©cisifs : refroidissement, appuis et pneus au cƓur de la performance

L’atelier d’un slalom ressemble Ă  un puzzle vivant. Chaque piĂšce bouge selon le thermomĂštre, l’adhĂ©rence et la stratĂ©gie de manche. Pour cette Ă©dition brĂ»lante, trois zones de rĂ©glage ont fait la diffĂ©rence.

1. Circuit de refroidissement repensé

La plupart des voitures homologuĂ©es pour la Coupe de France disposent d’un radiateur frontal classique. Or, l’air Ă  50 °C n’assure plus le mĂȘme transfert calorifique. Plusieurs Ă©curies ont donc ajoutĂ© un ventilateur d’appoint, alimentĂ© par une batterie auxiliaire, pour forcer le flux Ă  basse vitesse dans les chicanes. La perte de poids avoue 800 g, mais le bĂ©nĂ©fice thermique offre parfois 5 °C de marge ; assez pour Ă©viter la mise en sĂ©curitĂ© du calculateur.

2. Hauteur de caisse revue

Le raccourci du tracé a réduit la part des longues lignes droites au profit des virages serrés. Les ingénieurs ont augmenté la garde au sol arriÚre de 3 mm pour laisser respirer les pneus et éviter les talonnages. Résultat : un train arriÚre plus mobile, idéal pour « planter » le nez dans les épingles.

3. Choix de pneus cruciaux

La gomme tendre a Ă©tĂ© plĂ©biscitĂ©e. Pourtant, certains concurrents ont pariĂ© sur le pneu pluie partiellement usĂ© : plus tendre, plus de grip, mais un risque d’éclatement si la pression n’est pas calibrĂ©e. Un pari que la Saxo Kit-Car de Louison Chabot a perdu dans la premiĂšre minute, contraignant l’équipe Ă  abandonner.

Les donnĂ©es tĂ©lĂ©mĂ©triques confirment l’impact de ces choix. Les chronos anonymisĂ©s compilĂ©s par le staff de la FFSA montrent un gain moyen de 0,4 s pour les voitures profitant d’un refroidissement optimisĂ©, contre Ă  peine 0,15 s pour celles ayant seulement changĂ© les pressions de pneus.

  • 🔧 Refroidissement boostĂ© : – 0,4 s par tour
  • 🛞 Pneus tendres : – 0,25 s avec risque d’usure accĂ©lĂ©rĂ©e
  • 📐 Hauteur de caisse ajustĂ©e : stabilitĂ© amĂ©liorĂ©e dans 60 % des virages

Pour illustrer, le garage Ă©phĂ©mĂšre de l’équipe « Atlantic Motorsport » prĂ©sente un cas d’école. Sur leur Formule Renault, deux capteurs infrarouge pointent chaque roue avant. Le technicien observe les tempĂ©ratures en direct ; si l’écart dĂ©passe 12 °C, le pilote reçoit l’ordre de lever le pied sur la ligne droite suivante. Cette gestion temps-rĂ©el devient la norme, mĂȘme pour les Ă©preuves rĂ©gionales.

Au milieu de ces considĂ©rations techniques, la part humaine subsiste. Un pilote doit ressentir quand le train avant dĂ©croche, sentir le mordant des plaquettes, deviner la formation de cloques sur la gomme. Encore plus lorsqu’il ne dispose pas d’ingĂ©nieur de piste. Ce mĂ©lange de science et d’instinct façonne le charme des slaloms provinciaux.

Deux manches, mille rebondissements : chronos serrĂ©s et suspense jusqu’au bout

La premiĂšre manche officielle dĂ©bute Ă  13 h 47. Valentin Youbi frappe un 1’02’’811, nouveau record du slalom depuis son raccourcissement. AurĂ©lien Tessier rĂ©pond par un 1’03’’036. DerriĂšre, ThĂ©o Letendre surprend avec son proto Funyo en 1’03’’400. Trois pilotes dans la mĂȘme demi-seconde : les commentateurs exultent.

Les Ă©carts minimes pavent la route des retournements. À la derniĂšre chicane, Letendre Ă©cope d’une pĂ©nalitĂ© de 2 s pour cĂŽne dĂ©placĂ© ; il chute au quatriĂšme rang. La seconde manche devient capitale. Tous les regards se tournent vers le ciel : un lĂ©ger voile nuageux fait descendre l’asphalte Ă  47 °C. Suffisant pour accrocher quelques centiĂšmes ?

Le dĂ©part est donnĂ©. Tessier, premier Ă  s’élancer, amĂ©liore : 1’02’’968. Les spectateurs hurlent. Youbi embraye, dĂ©rape lĂ©gĂšrement en sortie d’épingle, file malgrĂ© tout un 1’02’’912. 0,056 s d’avance ! L’exploit tient du microscopique. Les deux hommes se fĂ©licitent, main sur l’épaule, rappelant l’esprit de camaraderie qui plane sur les paddocks de la Coupe de France.

Au mĂȘme instant, un incident rappelle la dure rĂ©alitĂ© du sport automobile. La Caterham de GaĂ«tan Morin, quatriĂšme au gĂ©nĂ©ral, perd son bouchon de radiateur. Vapeur, drapeau rouge, neutralisation de huit minutes. Le rythme cardiaque du public baisse d’un cran, puis remonte quand la direction dĂ©cide de reprendre. Morin repartira aprĂšs rĂ©parations express, mais hors classement.

Lors de la remise des prix, les officiels dĂ©taillent les Ă©carts. Sur l’ensemble des deux manches, 32 pilotes se tiennent en moins de cinq secondes. Une densitĂ© rare, gage d’un niveau relevĂ©. Les 74 classĂ©s reçoivent leur certificat, mais seuls les dix premiers glanent des points coupe de France.

Le podium final :

Rang Pilote Voiture Temps cumulé
đŸ„‡ Valentin Youbi Dallara F3 2’05’’723
đŸ„ˆ AurĂ©lien Tessier Norma M20 2’05’’779
đŸ„‰ ThĂ©o Letendre Funyo SP05 2’06’’412

Les rĂ©sultats complets sont consultables sur le site de la FFSA via ce lien officiel. Pour revivre les rĂ©actions Ă  chaud, l’article de Ouest-France consacrĂ© Ă  la victoire de Youbi offre un Ă©clairage complĂ©mentaire : le reportage complet.

découvrez le slalom automobile de lezay, une compétition raccourcie mais intense qui a tenu toutes ses promesses en offrant des courses passionnantes et plein de suspense.

Un tremplin régional qui pÚse dans la hiérarchie nationale du slalom

Lezay n’est pas qu’un dĂ©cor pittoresque. Depuis dix-sept Ă©ditions, la commune tisse un rĂ©seau solide avec les ligues Nouvelle-Aquitaine et Centre-Val de Loire. Chaque annĂ©e, de nouveaux visages frappent Ă  la porte ; certains, comme la Niortaise Camille RiviĂšre, ont commencĂ© ici avant de disputer le TrophĂ©e Andros. Ce rĂŽle de tremplin est mis en lumiĂšre par la FĂ©dĂ©ration : les points marquĂ©s font office de billet d’entrĂ©e vers les Ă©preuves majeures.

L’impact Ă©conomique n’est pas en reste. Trois hĂŽtels de Melle affichent complet, cinq restaurants annoncent un chiffre doublĂ© sur le week-end. Les artisans locaux louent des barnums, les agriculteurs voisins prĂȘtent des champs pour le stationnement. Un cercle vertueux oĂč la passion automobile catalyse la vie rurale.

Cette Ă©dition 2026 soulĂšve toutefois des questions Ă©cologiques. Les 42 °C sur la grille rappellent l’urgence climatique. L’organisation a donc conclu un partenariat avec une sociĂ©tĂ© de recyclage d’huiles usagĂ©es et installĂ© des bornes de recharge pour les deux catĂ©gories Ă©lectriques invitĂ©es en dĂ©monstration. Une Alpine A110 E a mĂȘme tournĂ©, bouclant le tracĂ© en 1’10’’ ; preuve que le silence peut rimer avec vitesse.

La popularitĂ© du rendez-vous a poussĂ© la presse spĂ©cialisĂ©e Ă  couvrir plus largement l’évĂ©nement. Le Courrier de l’Ouest titrait l’an passĂ© « Sports mĂ©caniques. AurĂ©lien Tessier dompte le slalom de Lezay ». Cette saison, l’article est devenu interactif, truffĂ© de vidĂ©os embarquĂ©es et de statistiques live. Le virage numĂ©rique fait Ă©cho aux attentes d’un public connectĂ©.

Les projets pour 2027 se bousculent dĂ©jĂ . L’ASA Augias Ă©voque un prologue nocturne, Ă  la lampe frontale, rappelant l’ambiance des rallyes de l’époque Alpine-Renault. Une idĂ©e qui enthousiasme les spectateurs mais oblige la commune Ă  reconsidĂ©rer l’éclairage public. Tout reste Ă  valider bien sĂ»r, mais le simple fait d’en discuter tĂ©moigne de la vitalitĂ© du slalom de Lezay.

Au-delĂ  du sport, la manifestation fĂ©dĂšre bĂ©nĂ©voles, pompiers, associations caritatives. Une part des bĂ©nĂ©fices financera l’achat d’un nouveau vĂ©hicule de secours pour la caserne locale. Ainsi, la boucle se referme : la course sert la communautĂ© qui l’accueille.

Qui peut participer au slalom de Lezay ?

La compĂ©tition est ouverte aux pilotes licenciĂ©s FFSA, aux dĂ©tenteurs d’une licence Ă  la journĂ©e et, depuis 2025, Ă  une petite catĂ©gorie de vĂ©hicules historiques de compĂ©tition (VHC).

Pourquoi le parcours a-t-il été raccourci ?

La dĂ©cision a Ă©tĂ© prise pour limiter les risques de surchauffe mĂ©canique et humaine en raison d’une canicule atteignant 42 °C Ă  l’ombre.

OĂč consulter les temps officiels ?

Les classements complets sont disponibles sur le site de la FFSA, rubrique RĂ©sultats, ainsi que sur l’application mobile FFSA Live.

Le slalom est-il accessible aux voitures électriques ?

Oui, deux catĂ©gories Ă©lectriques ont effectuĂ© des dĂ©monstrations cette annĂ©e, et une intĂ©gration complĂšte en compĂ©tition est Ă  l’étude pour 2027.

Comment devenir bĂ©nĂ©vole l’an prochain ?

Il suffit de contacter l’Écurie Chambrille via son formulaire en ligne ou de s’inscrire lors des rĂ©unions publiques organisĂ©es en mars.

Source: www.lanouvellerepublique.fr