Découvrir la moto en Sardaigne : conseils et itinéraires incontournables

La Sardaigne Ă  moto, c’est ce rare mĂ©lange qui met tout le monde d’accord : des routes cĂŽtiĂšres qui semblent dessinĂ©es pour les virages, un intĂ©rieur des terres plus sauvage que beaucoup d’üles, et des arrĂȘts qui donnent envie de couper le contact juste pour Ă©couter le vent dans la macchia. Sur moins de 300 km du nord au sud, vous passez d’eaux turquoise Ă  des montagnes sĂšches et minĂ©rales, puis Ă  des villages oĂč le temps a pris l’habitude de ralentir. Et ce qui fait la diffĂ©rence, c’est que l’üle se prĂȘte vraiment au rythme moto : on enchaĂźne une belle portion, on s’arrĂȘte pour un panorama, on repart, sans subir des autoroutes interminables.

Sommaire

Le bon plan, c’est de viser la bonne fenĂȘtre mĂ©tĂ©o et d’éviter la foule. Les pĂ©riodes mai-juin et septembre sont souvent idĂ©ales : tempĂ©ratures agrĂ©ables, circulation plus fluide, hĂ©bergements moins sous pression. CĂŽtĂ© accĂšs, le ferry reste une solution simple si vous venez avec votre machine, tandis que l’avion s’adresse surtout Ă  ceux qui prĂ©fĂšrent louer sur place. Et une fois le casque bouclĂ©, les Ă©tapes s’enchaĂźnent naturellement : la route Alghero–Bosa pour se mettre en jambe, le Gennargentu pour les lacets, la Costa Smeralda pour les criques, et un final au sud vers Chia quand le soleil commence Ă  prendre son angle « carte postale ».

En bref

  • đŸïž Visez 10 jours pour un tour Ă©quilibrĂ© entre cĂŽtes, montagnes et villages.
  • ✅ PrivilĂ©giez mai-juin ou septembre pour rouler cool et payer moins cher.
  • đŸ—ș Ne ratez pas la route Alghero–Bosa, l’intĂ©rieur du Gennargentu et les plages de Chia.
  • ⛎ Le ferry est le plus pratique pour venir avec votre moto ; l’avion est parfait si vous louez sur place.
  • đŸ“” TĂ©lĂ©chargez vos cartes hors ligne : certaines zones de montagne coupent le rĂ©seau.
  • đŸœïž Pour bien manger sans se ruiner, testez un agriturismo (souvent 20–35 € le repas).

Pas le temps de tout lire ? Voici l’essentiel

✅ Meilleure saison : mai-juin et septembre (moins de monde, tempĂ©ratures justes)
✅ DurĂ©e confortable : 10 jours pour mixer cĂŽtes + montagnes + culture
✅ Route signature : Alghero–Bosa (falaises, revĂȘtement agrĂ©able, arrĂȘts photo)
✅ Incontournables : Su Nuraxi (Barumini), Castello (Cagliari), Chia (dunes)
✅ Logement malin : Bosa et Arzachena/Palau pour Ă©viter les tarifs de front de mer
✅ SĂ©curitĂ© : plein fait avant l’intĂ©rieur, Ă©quipement pluie lĂ©ger, cartes hors ligne

Pourquoi la Sardaigne est un terrain de jeu idéal à moto : routes, rythme et saison

Si la question est simple — « Est-ce que la Sardaigne vaut le coup Ă  moto ? » — la rĂ©ponse l’est tout autant : oui, parce que l’üle coche trois cases difficiles Ă  rĂ©unir ailleurs. D’abord, la qualitĂ© des routes et la variĂ©tĂ© : on trouve des tracĂ©s cĂŽtiers bien entretenus, mais aussi des enchaĂźnements plus techniques dans l’arriĂšre-pays. Ensuite, la densitĂ© d’expĂ©riences : en une journĂ©e, vous pouvez passer d’un belvĂ©dĂšre marin Ă  un col de montagne, puis finir dans une ruelle mĂ©diĂ©vale avec une assiette qui sent le fromage affinĂ© et les herbes du maquis. Enfin, l’ambiance : hors juillet-aoĂ»t, la circulation reste gĂ©nĂ©ralement respirable, et la conduite redevient ce qu’elle doit ĂȘtre
 un plaisir, pas un exercice de patience.

Pour rouler serein, la pĂ©riode compte plus que le modĂšle de moto. Entre mai et octobre, l’üle se pratique bien, mais les extrĂȘmes changent tout. En plein Ă©tĂ©, la chaleur et la frĂ©quentation peuvent transformer certaines zones cĂŽtiĂšres en entonnoirs. À l’inverse, mai-juin et septembre offrent souvent le meilleur compromis : tempĂ©ratures agrĂ©ables sous l’équipement, routes plus fluides, et cette sensation de « voyage » qui ne se dissout pas dans les embouteillages. Une rĂšgle simple : si votre casque commence Ă  devenir un sauna Ă  chaque feu rouge, vous avez probablement choisi la mauvaise semaine.

Rythme réaliste : mieux vaut moins de kilomÚtres et plus de moments

Sur une carte, la Sardaigne paraĂźt compacte. Sur une moto, elle devient plus grande, parce que vous vous arrĂȘtez : un point de vue, un cafĂ©, une plage, une ruine nuragique. Le bon rythme, c’est de prĂ©voir des Ă©tapes « humaines », quitte Ă  ne pas boucler une boucle parfaite. Un fil conducteur fonctionne bien : 2 Ă  4 heures de roulage effectif par jour, et le reste pour explorer. C’est souvent lĂ  que l’üle « prend ». Pourquoi se presser quand la plus belle photo est parfois Ă  5 minutes d’une route secondaire ?

Pour illustrer, prenez le cas d’un duo de motards fictifs, Claire et Sofiane : ils avaient prĂ©vu de « tracer » du nord au sud en une journĂ©e. AprĂšs la premiĂšre portion panoramique, ils ont multipliĂ© les arrĂȘts, dĂ©couvert une trattoria hors radar, et terminĂ© plus tĂŽt que prĂ©vu
 mais heureux. RĂ©sultat : le lendemain, ils ont roulĂ© plus lĂ©ger, sans frustration. MoralitĂ© : la Sardaigne rĂ©compense ceux qui savent lever la visiĂšre et regarder autour.

Checklist simple avant de partir (sécurité + confort)

  • đŸ§Ÿ Documents : permis, carte grise, assurance valide Ă  l’étranger.
  • đŸȘ– Équipement : casque obligatoire, gants sĂ©rieux, couche pluie compacte.
  • đŸ—ș Navigation : cartes hors ligne (zones montagneuses parfois capricieuses cĂŽtĂ© rĂ©seau).
  • ⛜ Carburant : faites le plein en ville avant l’intĂ©rieur (bon sens, mais ça sauve une demi-journĂ©e).
  • đŸ…żïž HĂ©bergement : privilĂ©giez un logement avec parking ou cour fermĂ©e.

Petit clin d’Ɠil d’atelier : beaucoup de voyageurs soignent la moto comme une piĂšce de musĂ©e, puis nĂ©gligent la chaĂźne, la pression, ou la fatigue. Le meilleur « upgrade » avant la Sardaigne, ce n’est pas un accessoire brillant, c’est une machine vĂ©rifiĂ©e et un rythme qui laisse de la marge. Prochaine Ă©tape : choisir comment rejoindre l’üle sans se compliquer la vie.

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Rejoindre la Sardaigne avec sa moto : ferry, avion, location et astuces budget

Pour entrer dans le concret : le moyen le plus simple pour dĂ©couvrir la Sardaigne Ă  moto dĂ©pend surtout d’une question — voulez-vous rouler avec votre propre machine ? Si oui, le ferry est la voie royale : vous arrivez, vous descendez la rampe, et l’aventure commence sans passer par une agence de location. Si non, l’avion est trĂšs pratique : vous atterrissez Ă  Cagliari, Olbia ou Alghero, puis vous rĂ©cupĂ©rez une moto sur place. Dans les deux cas, l’üle est « moto-compatible » : routes globalement bien tenues, circulation plus douce hors haute saison, et stations-service suffisantes si vous anticipez avant l’intĂ©rieur.

Ferry : le choix logique si vous ĂȘtes attachĂ© Ă  votre moto

Depuis la France ou l’Italie continentale, plusieurs liaisons desservent Porto Torres, Olbia ou Cagliari. Les tarifs varient fortement selon la pĂ©riode et l’horaire : pour une moto + passager, on voit souvent des fourchettes autour de 150 Ă  350 € l’aller-retour, selon la compagnie, la cabine et la saison. L’intĂ©rĂȘt, au-delĂ  du prix, c’est la continuitĂ© : vos sacoches, vos rĂ©glages, votre selle
 tout est dĂ©jĂ  Ă  votre main.

Pour transporter la moto proprement, la logique « atelier » s’applique : immobilisation, points d’ancrage, vĂ©rification. Si vous utilisez une remorque avant le ferry (ou pour rejoindre un port), la lecture de ce guide pour choisir une remorque fermĂ©e moto peut Ă©viter des erreurs bĂȘtes (mauvais arrimage, hauteur, accĂšs). Et pour l’étape sangles, cette mĂ©thode pour sangler une moto aide Ă  sĂ©curiser sans massacrer la suspension.

Avion + location : rapide et efficace, surtout pour une premiĂšre fois

Les vols vers la Sardaigne sont frĂ©quents depuis plusieurs villes françaises, avec des prix qui bougent selon les pĂ©riodes (souvent 80 Ă  200 € l’aller-retour). Une fois sur place, la location d’une cylindrĂ©e moyenne dĂ©marre frĂ©quemment autour de 60–80 € par jour. C’est une solution rassurante pour ceux qui veulent voyager lĂ©ger, ou qui n’ont pas le temps d’organiser la traversĂ©e maritime. En contrepartie, vous devez vous adapter Ă  la moto disponible et Ă  ses bagages.

Tableau budget : ordre de grandeur pour planifier sans stress

Poste (estimations) đŸ’¶ Fourchette rĂ©aliste 📌
⛎ Ferry moto + 1 passager (A/R) 150–350 € selon saison/cabine
✈ Vol A/R (si location sur place) 80–200 € selon pĂ©riode
đŸïž Location moto / jour 60–80 € (moyenne cylindrĂ©e)
🏠 NuitĂ©e (B&B/hĂŽtel simple) 60–100 € (variable selon zone)
đŸœïž Repas en agriturismo 20–35 € / personne

Astuce simple : gardez une marge de budget pour « l’imprĂ©vu heureux » — une excursion Ă  la Maddalena, une visite guidĂ©e, ou une nuit supplĂ©mentaire dans un village oĂč vous vous sentez bien. Parce que l’étape suivante, c’est justement le cƓur du sujet : les itinĂ©raires qui transforment une carte en souvenir durable.

Pour visualiser l’approche « ferry + tour de l’üle », une recherche vidĂ©o peut vous mettre dans l’ambiance, surtout pour estimer le rythme rĂ©el sur les petites routes.

Itinéraires moto incontournables en Sardaigne : 10 jours entre mer, montagnes et villages

Si vous cherchez un tracĂ© qui « marche » sans vous imposer une cadence militaire, un tour en 10 jours est un excellent format. Il laisse le temps de savourer les routes signatures, de visiter un site archĂ©ologique sans regarder la montre, et de glisser une journĂ©e plus lĂ©gĂšre quand le corps le demande. Le principe : un point d’entrĂ©e (souvent Olbia au nord-est), une boucle qui alterne cĂŽte et intĂ©rieur, puis une sortie par Cagliari au sud (ou retour par le nord selon vos billets). C’est la version « efficace » qui respecte l’esprit moto : rouler, s’arrĂȘter, recommencer.

Jour par jour : un canevas flexible (et franchement agréable)

Jours 1-2 : Olbia → Costa Smeralda → Palau. Les routes qui relient Porto Cervo et Palau offrent des points de vue trĂšs photogĂ©niques. C’est aussi une zone plus chĂšre : dormir Ă  Arzachena ou Palau aide Ă  maĂźtriser le budget tout en restant proche des criques.

Jour 3 : Archipel de la Maddalena. L’intĂ©rĂȘt est simple : vous voyez des plages que la route ne peut pas vous offrir. Une excursion bateau dĂ©marre souvent autour de 40 €. La moto se repose, et vous aussi.

Jours 4-5 : intĂ©rieur vers Gennargentu → Orgosolo. Changement d’ambiance : moins de mer, plus de relief. Les routes deviennent un ruban plus technique, avec des enchaĂźnements qui demandent d’ĂȘtre propre sur les freinages. Orgosolo, avec ses fresques, donne un arrĂȘt culturel fort.

Jours 6-7 : cĂŽte ouest, Alghero et la route Alghero–Bosa. Cette portion est souvent citĂ©e parmi les plus belles routes d’Europe. Les falaises, le bleu de la mer et le revĂȘtement propre, c’est un combo qui fait sourire dans le casque. Prenez le temps : 45 km peuvent devenir 3 heures avec les arrĂȘts photo.

Jour 8 : Bosa → sites archĂ©ologiques (Barumini). Le Su Nuraxi Ă  Barumini (UNESCO) est un vrai moment de patrimoine, pas une visite « vite fait ». Comptez environ 8 € pour l’entrĂ©e, et gardez du temps pour comprendre le lieu.

Jours 9-10 : descente vers Cagliari → plages de Chia. Castello Ă  Cagliari pour l’histoire et les panoramas, puis Chia pour finir en beautĂ© : dunes, eau limpide, et parfois des flamants roses dans les lagunes.

Tableau repÚres : distances, temps, et « vraie valeur » à chaque étape

Étape đŸ—ș Temps conseillĂ© ⏱ Pourquoi c’est incontournable ⭐
Alghero → Bosa (SP105) đŸïž 2–3 h avec pauses Falaises + virages + belvĂ©dĂšres, plaisir de conduite « pur »
Grotta di Nettuno (prĂšs d’Alghero) đŸȘš 3–4 h (trajet inclus) AccĂšs bateau ou 654 marches, dĂ©cor naturel spectaculaire
Barumini (Su Nuraxi) đŸ›ïž 2–3 h Patrimoine nuragique unique, visite trĂšs parlante
Gennargentu + Orgosolo ⛰ journĂ©e Lacets, ambiance de l’intĂ©rieur, fresques Ă  ciel ouvert
Chia (sud) đŸ–ïž demi-journĂ©e Ă  journĂ©e Dunes, tour aragonaise, eaux profondes, final parfait

Pour approfondir d’autres variantes (cĂŽte est, OGliastra, SS125), cet itinĂ©raire moto en Sardaigne donne des idĂ©es de dĂ©tours sans casser votre planning. Et si vous voulez comparer les tronçons « plaisir », cette sĂ©lection des meilleures routes moto en Sardaigne aide Ă  prioriser selon votre style de conduite.

Prochaine marche : une fois l’itinĂ©raire en tĂȘte, il reste Ă  rĂ©gler la logistique qui change tout au quotidien : oĂč dormir, oĂč manger, et comment garder une moto en forme quand le sel et la poussiĂšre s’invitent.

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Hébergements, gastronomie et vie locale : rouler, se poser, bien manger sans se ruiner

Sur la route, le confort ne dĂ©pend pas seulement d’une bonne selle. Il dĂ©pend aussi de vos nuits, de vos repas, et de votre capacitĂ© Ă  choisir des Ă©tapes qui vous laissent souffler. En Sardaigne, l’offre est large : B&B familiaux, hĂŽtels de charme, campings, et surtout agriturismi oĂč la table vaut parfois le dĂ©tour Ă  elle seule. Le rĂ©flexe utile : sĂ©lectionner des points de chute oĂč vous pouvez vous balader Ă  pied le soir, histoire de laisser la moto tranquille et le corps rĂ©cupĂ©rer. C’est bĂȘte, mais une bonne nuit change une journĂ©e de conduite.

OĂč dormir selon votre style de road trip

Olbia marche trĂšs bien pour dĂ©marrer : pratique pour le ferry, beaucoup d’options, et des services autour de la moto. Alghero est plus « carte postale », avec remparts, ambiance du soir, et accĂšs facile Ă  Cap Caccia. Bosa est une pĂ©pite : plus calme, authentique, souvent tenue par des familles, et parfaite pour casser le rythme aprĂšs une journĂ©e de virages. Cagliari est idĂ©ale en fin de boucle : large choix d’hĂŽtels, quartier de Castello pour les vues, et bonnes adresses sans tourner en rond.

Un point important pour un motard : le stationnement. Demandez clairement s’il y a une cour intĂ©rieure, un garage, ou au moins un endroit visible. Ce n’est pas de la paranoĂŻa, c’est du respect pour votre matĂ©riel. Quand c’est possible, une petite chaĂźne et un point fixe rassurent, surtout en zone trĂšs touristique.

Gastronomie : manger sarde, pas « juste italien »

La cuisine locale a une personnalitĂ© bien Ă  elle, entre mer et pastoralisme. Le porceddu (cochon de lait rĂŽti) est un classique de fĂȘte. Les culurgiones (raviolis souvent farcis de pomme de terre, pecorino et menthe) font partie de ces plats qui surprennent, parce que la menthe arrive au bon moment. Le pecorino sardo se dĂ©cline en frais ou affinĂ©, et le pain carasau accompagne tout, croustillant comme une feuille. CĂŽtĂ© mer, la bottarga (Ɠufs de mulet sĂ©chĂ©s) donne un goĂ»t franc et salin, Ă  doser comme une Ă©pice.

  • đŸœïž À privilĂ©gier : un agriturismo pour un repas complet (souvent 20–35 €).
  • đŸ„– À glisser dans un sac : pain carasau + fromage, parfait en dĂ©pannage.
  • đŸ· À tester : mirto en digestif (avec modĂ©ration, surtout si vous roulez ensuite).

Astuce « atelier » : garder la moto propre sans y passer la soirée

Entre la poussiĂšre, le sel et les insectes, une moto prend vite un look « baroudeuse ». C’est normal, mais un minimum d’entretien Ă©vite les mauvaises surprises (chaine bruyante, freins encrassĂ©s, visibilitĂ© rĂ©duite). Sans transformer votre voyage en sĂ©ance de detailing, un nettoyage lĂ©ger tous les deux ou trois jours suffit. Et lĂ , il vaut mieux ĂȘtre clair : les marques du quotidien comme Starwax, St Marc, Ajax, Rubson, Syntilor, Vileda, Axton, HG ou mĂȘme KĂ€rcher peuvent vous venir en tĂȘte quand on parle mĂ©nage, mais sur une moto, la prudence est de mise. Les produits agressifs, les solvants ou certaines finitions peuvent attaquer plastiques, vernis, joints et adhĂ©sifs.

Une mĂ©thode simple et douce : eau tiĂšde, microfibre, et, si besoin, une touche de Bicarbonate de soude La Baleine pour dĂ©coller une trace sur une surface non fragile (en testant d’abord sur une zone discrĂšte). Le but n’est pas de faire briller pour une vitrine, mais de prĂ©server : visibilitĂ© des optiques, lecture de la plaque, et contrĂŽle rapide de l’état gĂ©nĂ©ral. Une moto entretenue, c’est aussi une moto plus sĂ»re.

Pour complĂ©ter l’ambiance et repĂ©rer des adresses « motards », une recherche vidĂ©o axĂ©e sur les haltes et les villages aide Ă  se projeter, surtout si vous partez en duo.

Il reste un dernier volet essentiel pour transformer un beau voyage en voyage serein : les rÚgles simples de sécurité, les erreurs fréquentes, et deux ou trois choix malins qui font gagner du temps
 sans gùcher le plaisir.

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Sécurité, équipement et erreurs à éviter : rouler proprement et profiter à 100%

La meilleure façon de profiter de la Sardaigne Ă  moto, c’est de rĂ©duire les « petites galĂšres » qui grignotent le voyage : fatigue, chaleur, navigation approximative, et choix d’horaires. La question que beaucoup se posent est concrĂšte : « Qu’est-ce qui peut gĂącher un road trip ici ? » RĂ©ponse : rarement les routes elles-mĂȘmes, plus souvent la mauvaise fenĂȘtre (trop chaud, trop de monde) et une organisation trop serrĂ©e. Sur une Ăźle, le plan B existe, mais il peut vous coĂ»ter du temps si vous avez rĂ©servĂ© chaque nuit au cordeau.

Les erreurs classiques (et comment les Ă©viter sans se prendre la tĂȘte)

1) Sous-estimer le temps. Une route de 45 km peut devenir une demi-journĂ©e si elle est belle, et c’est tant mieux. PrĂ©parez un itinĂ©raire, puis acceptez de le tordre. C’est souvent lĂ  que les meilleurs souvenirs apparaissent.

2) Rouler aux heures les plus chaudes. En Ă©tĂ©, partir tĂŽt le matin change tout : air plus frais, moins de voitures, et meilleure concentration. L’aprĂšs-midi peut devenir le moment parfait pour une visite (Castello, musĂ©es, ou une sieste assumĂ©e).

3) NĂ©gliger l’intĂ©rieur. Beaucoup restent collĂ©s au littoral. Or, le Gennargentu et les villages de l’intĂ©rieur offrent un autre visage, plus profond. Et niveau conduite, les lacets donnent une vraie variĂ©tĂ©.

4) Oublier la marge carburant. Les stations sont présentes, mais espacées dans certaines zones. Faites simple : plein fait avant une grande traversée intérieure.

Équipement : le strict nĂ©cessaire qui change tout

  • đŸ§„ Une couche respirante + une couche chaude lĂ©gĂšre (le relief peut surprendre).
  • đŸŒ§ïž Un ensemble pluie compact : pas glamour, mais redoutable quand il faut.
  • đŸ•¶ïž Une visiĂšre propre + de quoi l’essuyer : la sĂ©curitĂ© commence par voir clair.
  • 🔧 Un mini-kit : colliers, fusibles, pression pneus, et de quoi graisser la chaĂźne si besoin.

Un mot sur la culture locale : rouler respectueux, c’est rouler tranquille

Dans les villages, l’ambiance peut ĂȘtre animĂ©e, avec des ruelles Ă©troites et une circulation lente. Le bon rĂ©flexe : couper l’élan, se laisser du temps, et rester discret. La Sardaigne a une identitĂ© forte, et ça se sent. Dans certaines zones, vous entendrez peut-ĂȘtre la langue sarde, reconnue comme langue rĂ©gionale : un dĂ©tail qui rappelle que vous n’ĂȘtes pas dans une carte postale standard, mais dans une Ăźle avec une vraie personnalitĂ©.

Enfin, si vous aimez caler des activitĂ©s autour de la moto, la Sardaigne se prĂȘte trĂšs bien Ă  une journĂ©e snorkeling (Maddalena, Capo Carbonara) ou Ă  une randonnĂ©e courte dans le Gennargentu. L’idĂ©e n’est pas d’empiler, mais de varier, pour garder la conduite agrĂ©able jusqu’au dernier jour. Et si vous cherchez une ressource officielle sur certains sites naturels, les infos pratiques sont souvent regroupĂ©es via le portail touristique institutionnel : informations officielles sur la Sardaigne.

Pour rester dans la mĂȘme veine et prĂ©parer une autre escapade deux-roues, un article du mĂȘme univers peut aussi vous inspirer : caractĂ©ristiques de la Yamaha Diversion. Un choix de monture, ça se rĂ©flĂ©chit toujours mieux avant de rĂ©server le ferry.

Quelle est la meilleure période pour un road trip moto en Sardaigne ?

Les pĂ©riodes les plus agrĂ©ables sont souvent mai-juin et septembre : il fait bon, les routes sont plus fluides et les hĂ©bergements sont gĂ©nĂ©ralement plus accessibles qu’en plein Ă©tĂ©. Juillet-aoĂ»t reste possible, mais il faut anticiper la chaleur et la frĂ©quentation sur certaines zones cĂŽtiĂšres.

Faut-il absolument 10 jours pour profiter de la Sardaigne Ă  moto ?

Dix jours donnent un bon Ă©quilibre entre roulage, visites et repos. Avec 7 jours, il vaut mieux choisir une moitiĂ© d’üle (nord + centre, ou sud + centre) plutĂŽt que de vouloir tout faire au pas de course. L’üle se savoure, surtout si vous aimez vous arrĂȘter souvent.

Quelle route est vraiment incontournable pour un motard ?

La route Alghero–Bosa est une valeur sĂ»re : falaises, mer trĂšs prĂ©sente, belvĂ©dĂšres et un revĂȘtement globalement agrĂ©able. Le plaisir vient aussi des arrĂȘts photo : en roulant trop vite, vous passez Ă  cĂŽtĂ© de la magie du tracĂ©.

Peut-on venir facilement avec sa propre moto depuis la France ?

Oui, via le ferry. Plusieurs ports (en France ou en Italie) permettent de rejoindre Olbia, Porto Torres ou Cagliari. Les prix varient selon la saison et les options (cabine, horaires). L’avion est surtout pertinent si vous prĂ©voyez de louer une moto sur place.

Quels sont les arrĂȘts culturels Ă  ne pas manquer entre deux journĂ©es de roulage ?

Su Nuraxi Ă  Barumini (site UNESCO) est le grand classique archĂ©ologique. Orgosolo vaut aussi l’arrĂȘt pour ses fresques murales, et Cagliari (quartier Castello) offre un beau mĂ©lange de ruelles historiques et de panoramas sur la baie.