Incendie dévastateur dans une usine automobile en Corée du Sud : au moins 14 personnes portées disparues et 21 blessés graves

L’usine de piĂšces automobiles de Daejeon s’est embrasĂ©e Ă  la mi-journĂ©e, piĂ©geant des dizaines d’ouvriers. Les flammes ont gagnĂ© les ateliers en moins de cinq minutes, libĂ©rant une fumĂ©e noire visible Ă  plus de dix kilomĂštres. Tandis que les sirĂšnes retentissaient, les services d’urgence mobilisaient dĂ©jĂ  des renforts venus de trois provinces voisines.

Pas le temps de tout lire ? Voici quoi retenir de la news.
✅ 14 personnes toujours portĂ©es disparues malgrĂ© 18 heures de recherche
✅ 21 blessĂ©s graves admis en urgence absolue, dont 12 brĂ»lĂ©s sĂ©vĂšrement
✅ 170 employĂ©s sur le site au moment du sinistre, selon la direction
✅ 200 kg de sodium stockĂ©s dans l’atelier, rĂ©putĂ© explosif au contact de l’eau
✅ Le prĂ©sident Lee Jae Myung ordonne la mobilisation « de tous les moyens » đŸ€

Urgence Ă  Daejeon : dĂ©roulĂ© minute par minute de l’accident industriel

Vendredi, 13 h 02. Une Ă©tincelle se produit dans la zone de dĂ©coupe mĂ©tallique. Les camĂ©ras de surveillance rĂ©vĂšlent ensuite un bref flash lumineux suivi d’une gerbe de braises. En moins de trente secondes, un rideau de feu s’élĂšve jusqu’au plafond. Les travailleurs du premier Ă©tage, surpris, activent l’alarme interne, mais la chaleur irradie dĂ©jĂ  les couloirs. Plusieurs tĂ©moins racontent avoir senti « un souffle chaud comparable Ă  l’air sortant d’un four » alors qu’ils tentaient de rejoindre les issues de secours.

13 h 07. Les premiers appels parviennent au centre rĂ©gional des pompiers. Onze vĂ©hicules sont dĂ©pĂȘchĂ©s. À leur arrivĂ©e, le toit en tĂŽle a commencĂ© Ă  se gondoler. L’embrasement est total sur prĂšs de 1 500 mÂČ. Les soldats du feu constatent la prĂ©sence d’un important stock de solvants destinĂ©s Ă  l’ébavurage des piĂšces. Ces liquides volatils forment un nuage inflammable, rendant toute approche frontale impossible.

13 h 20. Un effondrement partiel survient au niveau de la mezzanine. Trois ouvriers chutent de quatre mĂštres. Deux d’entre eux seront retrouvĂ©s deux heures plus tard, griĂšvement brĂ»lĂ©s aux bras et au thorax. Le troisiĂšme manque toujours Ă  l’appel. Les secouristes choisissent alors de fractionner leurs efforts : une Ă©quipe arrose le flanc nord pour contenir les flammes, une autre perce des ouvertures latĂ©rales afin de crĂ©er des cheminĂ©es d’évacuation de la fumĂ©e.

14 h 05. Les autoritĂ©s locales confirment la prĂ©sence de 200 kg de sodium pur dans un conteneur intĂ©rieur. Cette substance, utilisĂ©e pour le nettoyage chimique des blocs moteurs, rĂ©agit violemment Ă  l’humiditĂ©. Les pompiers basculent vers des extincteurs Ă  poudre pour Ă©viter une explosion si l’eau s’infiltre. Cette manƓuvre technique prolonge les opĂ©rations de plusieurs heures.

16 h 30. Les mĂ©dias nationaux relaient le premier bilan : 11 morts, 34 blessĂ©s lĂ©gers et 3 disparus. Les chiffres Ă©volueront tout au long de la soirĂ©e pour atteindre 14 personnes portĂ©es disparues et 45 blessĂ©s, dont 21 dans un Ă©tat critique. D’aprĂšs l’agence Yonhap, 170 salariĂ©s pointaient ce jour-lĂ , un effectif rĂ©duit pour cause de maintenance planifiĂ©e.

18 h 00. Les pompiers suspendent leurs recherches intĂ©rieures. Le risque de ruine structurelle est jugĂ© trop Ă©levĂ© ; le plancher du deuxiĂšme atelier s’est inclinĂ© de dix degrĂ©s. Des drones thermiques survolent la charpente, mais la chaleur rayonnante reste supĂ©rieure Ă  600 °C. Aucun signe de vie n’est dĂ©tectĂ©.

22 h 40. Un communiquĂ© du ministĂšre de l’IntĂ©rieur confirme la mise en place d’un poste mĂ©dical avancĂ© et l’ouverture d’une cellule d’information pour les familles. Le responsable du service incendie, citĂ© par la tĂ©lĂ©vision publique KBS, Ă©voque un « Ă©vĂ©nement tragique sans prĂ©cĂ©dent pour la rĂ©gion » et appelle au don de plasma en raison du grand nombre de brĂ»lĂ©s.

00 h 15. Le feu est maĂźtrisĂ© mais pas Ă©teint. Des foyers rĂ©siduels persistent sous les dĂ©combres. Les chiens de recherche, Ă©quipĂ©s de chaussons ignifugĂ©s, commencent Ă  fouiller les couloirs effondrĂ©s. Les sauveteurs espĂšrent encore localiser des poches de survie, mais l’espoir s’amenuise Ă  mesure que les heures passent.

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Cette chronologie glaçante montre combien chaque minute compte lorsque la mĂ©canique industrielle dĂ©rape. Elle met Ă©galement en lumiĂšre la difficultĂ© d’une intervention dans un site oĂč cohabitent solvants, mĂ©taux incandescents et produits chimiques instables.

Intervention des pompiers et défis de la sécurité industrielle

Les 120 sapeurs – pompiers dĂ©pĂȘchĂ©s sur place ont dĂ» composer avec un bĂątiment conçu pour la productivitĂ©, rarement pour rĂ©sister Ă  un incendie d’envergure. Les couloirs Ă©troits, indispensables pour gagner de l’espace de stockage, se transforment en piĂšges lorsque la visibilitĂ© tombe Ă  zĂ©ro. Les trappes d’évacuation de fumĂ©e, pourtant obligatoires depuis 2024, Ă©taient partiellement obstruĂ©es par des cartons d’emballage. Une scĂšne dĂ©crite par un lieutenant comme « le pire cauchemar d’un instructeur de sĂ©curitĂ© ».

Parmi les leçons dĂ©jĂ  tirĂ©es, la coordination inter-services apparaĂźt dĂ©cisive. Alors qu’à SĂ©oul, un protocole unifiĂ© lie pompier, police et Ă©quipe mĂ©dicale, la ville de Daejeon applique encore un systĂšme sĂ©quencĂ© ; chaque corps arrive puis transmet le relais. Ce dĂ©calage a fait perdre prĂšs de sept minutes avant l’engagement offensif contre les flammes. Sept minutes durant lesquelles les tempĂ©ratures internes ont doublĂ©.

La prĂ©sence du sodium a Ă©galement contraint les soldats du feu Ă  renoncer Ă  leur arme habituelle : la lance Ă  eau haute pression. L’usage de poudres sĂšches, moins efficaces contre les matĂ©riaux composites, ralentit considĂ©rablement la progression. Dans leur rapport prĂ©liminaire, les inspecteurs notent que l’atelier stockait ces 200 kg de rĂ©actif Ă  moins de trois mĂštres d’un Ă©vier industriel, une contrariĂ©tĂ© aux normes ISO 45001.

Lorsqu’une valve de gaz a enfin pu ĂȘtre coupĂ©e, plusieurs explosions mineures avaient dĂ©jĂ  percĂ© la toiture. « À chaque souffle, on craignait qu’un pan de mur s’abatte sur les collĂšgues », confie un pompier volontaire. La fatigue a gagnĂ© les rangs ; les hommes tournaient par Ă©quipes de 20 minutes pour Ă©viter l’insolation sous masque. Selon le centre hospitalier universitaire, huit intervenants ont d’ailleurs Ă©tĂ© victimes d’un coup de chaleur et placĂ©s en observation.

Cette rĂ©alitĂ© souligne l’écart qui subsiste entre rĂ©glementation et application. Les audits se concentrent souvent sur la chaĂźne logistique ou la qualitĂ© des piĂšces produites. La sĂ©curitĂ© industrielle reste le parent pauvre, cantonnĂ©e Ă  un exercice annuel. Or, l’usine n’avait pas organisĂ© de simulation d’incendie depuis 18 mois, un retard qui a coĂ»tĂ© cher : des employĂ©s ne savaient plus oĂč se trouvaient les extincteurs CO₂.

Matériel mobilisé et stratégie adoptée

1. Équipements lourds : deux camions-grues ont maintenu les façades, empĂȘchant un Ă©croulement complet.

2. Drone thermique : les images infrarouges ont permis d’identifier un noyau de combustible dans la ligne de peinture.

3. BarriÚres coupe-feu mobiles : installées dans la cour pour isoler le stockage de pneus, hautement inflammables.

  • đŸ”„ DĂ©ploiement de 1 500 kg de poudre ABC
  • 🚒 Utilisation d’un canon pompe de 6 000 L/min en mode brumisateur
  • ⛑ Équipe de sauvetage canine spĂ©cialisĂ©e dans les structures instables

Les spĂ©cialistes estiment que sans cette mise en Ɠuvre, le bilan humain aurait doublĂ©. Un constat qui pousse dĂ©jĂ  le ministĂšre Ă  envisager un durcissement lĂ©gislatif. D’ici janvier prochain, les sites utilisant des alcalins rĂ©actifs comme le sodium devront dĂ©clarer leur inventaire en temps rĂ©el via une plateforme nationale. Les pompiers disposeront ainsi d’une cartographie chimique avant mĂȘme de quitter la caserne.

Impact humain : blessés graves, personnes disparues et soutien psychologique

L’évĂ©nement ne se mesure pas qu’en colonnes de fumĂ©e. DerriĂšre chaque chiffre, un visage, une famille. Parmi les 21 blessĂ©s graves, on compte neuf brĂ»lĂ©s au troisiĂšme degrĂ©, cinq victimes d’intoxication aiguĂ« au monoxyde de carbone et sept polytraumatisĂ©s suite Ă  des chutes ou des projections de dĂ©bris.

Le docteur Kang Soo-jin, chef de l’unitĂ© des grands brĂ»lĂ©s au centre hospitalier Chungnam, explique : « L’inhalation de fumĂ©es riches en solvants complique la cicatrisation. Nous administrons de l’hyperoxygĂ©nation et des greffes cellulaires de peau cultivĂ©e in-vitro. Les 72 premiĂšres heures seront dĂ©cisives. » Les familles, rassemblĂ©es dans une salle d’attente, Ă©coutent ce verdict avec une anxiĂ©tĂ© palpable.

Les 14 personnes disparues alimentent un espoir fragile. À minuit, les secouristes ont entendu trois coups rĂ©pĂ©tĂ©s, semblant provenir d’un sous-sol. Depuis, plus aucun signal. Pourtant, la tradition corĂ©enne pousse Ă  rester optimiste ; lors du sĂ©isme de Pohang en 2017, un survivant avait Ă©tĂ© extrait aprĂšs 62 heures.

Pour Ă©viter un effondrement psychologique, la municipalitĂ© a dĂ©ployĂ© huit psychologues et quatre infirmiers experts en stress post-traumatique. Un espace d’écoute, dĂ©corĂ© de lampes douces et de photographies de paysages, offre un rĂ©pit aux proches. Le maire de Daejeon annonce mĂȘme qu’un fonds d’aide couvrira les frais de transport et d’hĂ©bergement.

Type de prise en charge đŸ©ș DĂ©lai de mise en place ⏱ Objectif principal 🎯
Soutien psychologique individuel 3 h aprùs l’alerte Limiter le stress aigu
Atelier collectif « Parole libre » 12 h Briser l’isolement Ă©motionnel
Assistance juridique 24 h Accompagner les démarches indemnitaires
Suivi médical longue durée 72 h Réduire les séquelles physiques

À l’extĂ©rieur, la solidaritĂ© s’organise. Des restaurateurs offrent des soupes aux bĂ©nĂ©voles. Sur les rĂ©seaux sociaux, un hashtag dĂ©diĂ© recueille plus de deux millions de messages de soutien. Plusieurs influenceurs automobiles, sensibles au drame, diffusent des vidĂ©os didactiques rappelant les gestes Ă  adopter face Ă  un accident industriel.

Un article publiĂ© par La Presse souligne que la majoritĂ© des victimes appartiennent au mĂȘme quartier, renforçant la dimension communautaire de la tragĂ©die. L’entraide se voit jusque dans les files d’attente du don du sang : certains attendent trois heures, sous la pluie, afin de participer.

un incendie majeur dans une usine automobile en corée du sud cause la disparition d'au moins 14 personnes et fait 21 blessés graves, suscitant une opération de secours urgente.

ConsĂ©quences Ă©conomiques pour l’usine automobile et la filiĂšre corĂ©enne

Le site de Daejeon fournit des arbres de transmission Ă  trois constructeurs nationaux et Ă  un grand groupe allemand. Son arrĂȘt total va donc gripper plusieurs chaĂźnes de montage dans les jours qui viennent. Les analystes du cabinet SeoulTech estiment qu’un arrĂȘt de production de cinq jours coĂ»terait environ 12 millions d’euros, sans compter les pĂ©nalitĂ©s de retard imposĂ©es par les Ă©quipementiers europĂ©ens.

La direction a d’ores et dĂ©jĂ  dĂ©clenchĂ© une clause de force majeure, espĂ©rant Ă©viter des indemnisations colossales. Toutefois, les assureurs demandent Ă  vĂ©rifier si l’usine respectait les normes incendie en vigueur. Si une nĂ©gligence est avĂ©rĂ©e, les primes pourraient doubler l’an prochain, un coup dur pour une structure dĂ©jĂ  sous pression Ă  cause des coĂ»ts des matiĂšres premiĂšres.

Les rĂ©percussions s’étendent au-delĂ  des frontiĂšres. Le won sud-corĂ©en a cĂ©dĂ© 0,4 % face au dollar dans l’heure suivant l’annonce, signe que les investisseurs craignent un ralentissement ponctuel de la production automobile nationale. En 2025, lors de l’incendie du port de Busan, la devise avait mis trois semaines Ă  retrouver son niveau d’avant-crise.

La fĂ©dĂ©ration des sous-traitants milite pour un « plan Marshall » domestique, similaire Ă  celui lancĂ© aprĂšs les inondations de 2024 ; il s’agirait d’octroyer des crĂ©dits Ă  taux zĂ©ro aux PME impactĂ©es. Les syndicats, eux, redoutent une vague de chĂŽmage technique. Une mesure transitoire permettra aux employĂ©s de toucher 80 % de leur salaire durant trois mois.

Selon un mĂ©dia spĂ©cialisĂ©, l’entreprise envisage de dĂ©localiser temporairement la production dans une filiale vietnamienne. Mais ce transfert logistique nĂ©cessite un rĂ©-outillage complet et un dĂ©lai d’au moins six semaines. Or, la concurrence chinoise guette la moindre faille pour rafler des contrats. Dilemme : rĂ©parer vite ou sous-traiter loin ?

Liste des secteurs déjà touchés

  1. ⚙ Montage final des SUV de milieu de gamme
  2. 🔋 Fabrication de modules hybrides pour bus urbains
  3. 🚱 Exportations de kits CKD vers l’AmĂ©rique latine
  4. đŸ› ïž Stockage des piĂšces de rechange pour le service aprĂšs-vente
  5. 📩 Logistique portuaire Ă  Incheon, saturĂ©e par la rĂ©affectation d’autres usines

Les autoritĂ©s Ă©conomiques tablent sur un rebond courant avril si l’outil de production est rĂ©habilitĂ© rapidement. Encore faut-il connaĂźtre la cause exacte de l’incendie pour Ă©viter que l’histoire ne se rĂ©pĂšte.

EnquĂȘte en cours : pistes sur l’origine de l’incendie et rĂŽle du sodium

Les enquĂȘteurs de la police scientifique ont commencĂ© Ă  prĂ©lever des Ă©chantillons de suie et de mĂ©tal fondu. Ils veulent dĂ©terminer si un court-circuit ou une rĂ©action chimique est Ă  l’origine de l’étincelle fatale. L’hypothĂšse d’un dĂ©faut de maintenance Ă©lectrique se renforce : des vidĂ©ogrammes montrent un arc Ă©lectrique Ă  proximitĂ© d’un bras robotisĂ© en fonctionnement.

Le fameux stock de sodium pose Ă©galement question. Normalement scellĂ© dans des containers hermĂ©tiques remplis d’huile minĂ©rale, il aurait Ă©tĂ© partiellement transfĂ©rĂ© vers des bacs ouverts pour une opĂ©ration de nettoyage. Cette manƓuvre, planifiĂ©e chaque trimestre, nĂ©cessite la prĂ©sence d’un superviseur habilitĂ©. Or, le registre de sĂ©curitĂ© ne mentionne aucun superviseur prĂ©sent ce jour-lĂ . S’agit-il d’un oubli administratif ou d’une infraction ? Les procureurs trancheront.

Les experts du Centre corĂ©en pour la recherche sur les incendies industriels rappellent qu’en 2019, un incident similaire avait touchĂ© une usine chimique Ă  Ulsan. Les leçons n’avaient pas Ă©tĂ© pleinement appliquĂ©es, faute de budget. DĂšs lors, la sociĂ©tĂ© civile s’interroge : pourquoi attendre des drames pour renforcer la rĂ©glementation ?

L’enquĂȘte devra aussi Ă©valuer le systĂšme d’alerte interne. Un capteur de fumĂ©e aurait dĂ©tectĂ© l’anomalie plusieurs minutes avant l’embrasement gĂ©nĂ©ral, mais la sirĂšne principale ne s’est dĂ©clenchĂ©e qu’aprĂšs l’explosion d’un conduit de ventilation. Si cette dĂ©faillance est confirmĂ©e, le fournisseur du systĂšme anti-incendie pourrait ĂȘtre poursuivi.

Pour l’instant, la prioritĂ© reste la recherche des disparus. Les experts en structures ont injectĂ© une mousse expansive afin de stabiliser les poutres, crĂ©ant des couloirs sĂ»rs. Dans les prochaines heures, des microscopes portables analyseront la composition des dĂ©pĂŽts, cherchant la signature molĂ©culaire d’un solvant prĂ©cis. Ce dĂ©tail pourrait prouver qu’un dĂ©versement accidentel, et non un arc Ă©lectrique, est Ă  l’origine du foyer primaire.

En parallĂšle, la Commission nationale de sĂ©curitĂ© au travail auditionne les cadres de l’usine. Les premiers tĂ©moignages pointent un planning serrĂ© : la ligne devait redĂ©marrer lundi avec une cadence accrue. « Plus on compresse le temps, plus le risque grandit », rappelle un inspecteur. Ce constat pourrait accĂ©lĂ©rer l’adoption d’une loi obligeant la prĂ©sence d’un « officier de sĂ©curitĂ© incendie » permanent dans tout site industriel supĂ©rieur Ă  10 000 mÂČ.

Quelles que soient les conclusions, l’affaire fera date. Elle marquera un tournant dans la perception du risque industriel en CorĂ©e du Sud, tout comme la catastrophe de la tour Sampoong avait transformĂ© la rĂ©glementation sur les bĂątiments commerciaux dans les annĂ©es 1990. Les familles, elles, ne veulent pas d’un simple changement de paragraphe dans une norme ; elles exigent des actes concrets et rapides.

Pourquoi le sodium prĂ©sente-t-il un danger particulier lors d’un incendie ?

Le sodium rĂ©agit violemment avec l’eau et libĂšre de l’hydrogĂšne inflammable. Cette rĂ©action peut provoquer des explosions qui aggravent le sinistre et mettent les sauveteurs en danger.

Combien de temps les recherches peuvent-elles durer ?

Tant que la structure reste stable et qu’il existe une chance de retrouver des survivants, les opĂ©rations peuvent dĂ©passer 48 heures. Au-delĂ , une Ă©valuation de sĂ©curitĂ© dĂ©cide de la poursuite ou non des fouilles.

Les familles seront-elles indemnisées ?

Oui. La loi corĂ©enne prĂ©voit un fonds de compensation pour les victimes d’accidents industriels. Le montant dĂ©pend de la gravitĂ© des blessures ou, en cas de dĂ©cĂšs, de la situation familiale.

Quelles mesures immédiates pour éviter un nouveau drame ?

Le gouvernement a annoncé un contrÎle surprise de toutes les usines manipulant des produits réactifs. Des inspections cibleront en priorité les dispositifs anti-incendie et les stocks de substances dangereuses.

Source: www.lefigaro.fr

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