Sur les parkings d’Alsace, un SUV chinois attire tous les regards. Philippe, 73 ans, a troqué son Audi de direction pour un XPeng G9 et ne regrette rien. En quelques mois et quinze mille kilomètres, il affirme que la chinoise surpasse nettement les voitures premium allemandes qu’il conduisait depuis quarante ans. Son retour d’expérience, riche en chiffres et en anecdotes, interroge la hiérarchie du haut de gamme européen.
Le récit qui suit s’appuie sur un témoignage exclusif, recueilli au printemps 2026. Les propos de Philippe ont été croisés avec plusieurs essais indépendants afin de replacer chaque impression dans la tendance actuelle du marché. Au-delà d’un simple coup de cœur, c’est tout un panorama de préférence et de comparaisons objectives qui se dessine.
Les lecteurs pressés trouveront ci-dessous un condensé des informations clés avant de plonger dans l’analyse détaillée.
Pas le temps de tout lire ? Voici quoi retenir de la news.
| âś… Points essentiels |
|---|
| Le XPeng G9 de Philippe coûte 40 000 € de moins qu’un SUV allemand équivalent 🏷️ |
| Recharge ultra-rapide de 20 % à 80 % en vingt minutes ⚡ |
| Autonomie réelle : 520 km en été, 380 km en hiver 🛣️ |
| Équipements de série pléthoriques : suspension pneumatique, pompe à chaleur, reconnaissance vocale 🤖 |
| Quelques défauts d’aide à la conduite, mais mis à jour en continu 📡 |
| Entretien annuel divisé par trois par rapport à un modèle thermique 🔧 |
Les motivations de Philippe : du thermique au XPeng G9
La trajectoire automobile de Philippe épouse l’histoire récente de l’automobile. Dans les années 1970, il dévorait déjà les nationales françaises au volant d’une Citroën 2 CV. S’ensuivent quatre décennies de grosses berlines, de la Mercedes Classe E à la Honda Legend, en passant par une Chrysler 300 C au V6 grondant. Cet amour des grosses cylindrées trouvait son ciment dans le confort, la prestance et la fiabilité supposée des voitures allemandes. Pourtant, la bascule s’est opérée en 2024, lorsque cet administrateur de mutuelle découvre par hasard une vidéo sur le XPeng G9.
Sa curiosité professionnelle – Philippe a longtemps arbitré les dépenses automobiles de son entreprise – l’entraîne dans une série de calculs serrés. D’un côté, un Audi Q8 e-tron bardé d’options qui dépasse 110 000 €. De l’autre, un SUV chinois à 73 990 €, pack batteries 800 V inclus. Lors de la visite de la nouvelle concession de Mulhouse, la DS 9 E-Tense, pourtant assemblée elle aussi en Chine, ne fait pas le poids : sellerie moins flatteuse, position de conduite trop basse, tarif équivalent à une A4 alors que l’encombrement reste celui d’une routière. Philippe signe un bon de commande XPeng dès le lendemain, sans même un essai routier.
Pourquoi un tel saut de confiance ? L’explication tient en trois leviers principaux :
- 🔍 Simplicité de l’offre : une seule finition réellement complète, pas de catalogue d’options labyrinthique.
- ⚡ Plate-forme 800 V : un argument technologique qui rassure sur l’obsolescence.
- 💬 Retours clients convergents : après avoir lu plusieurs témoignages en ligne, Philippe constate une homogénéité d’avis rarement vue sur un véhicule récent.
À 73 ans, l’homme veut aussi prouver qu’il peut encore adopter une technologie de pointe. Sa femme a déjà sauté le pas avec une petite citadine électrique ; le couple devient ainsi 100 % zéro émission à domicile. Chaque grand changement mérite son déclencheur : pour Philippe, ce fut le prix record d’un plein de gazole en mars 2024 (2,34 €/L sur l’A35) lors d’un aller-retour Metz-Bâle. L’idée d’échapper définitivement à cette variable volage scelle sa décision.
Avant de clore cette première partie, un détail révélateur : pour lever le dernier doute sur la fiabilité chinoise, Philippe relève dans le rapport TÜV 2025 les bons scores de MG et Polestar, deux marques également produites en Asie. Il note que les défauts majeurs relevés concernent des logiciels corrigés à distance. Il se dit alors que, si la qualité perçue rencontre des correctifs OTA, l’approche n’est pas moins sérieuse que celle d’un constructeur allemand.
Confort et technologie avancée : le duel XPeng G9 vs voitures premium allemandes
Entrer dans l’habitacle du XPeng G9, c’est comprendre que le mot « premium » a migré d’un continent à l’autre. Les contre-portes capitonnées, la mousse à mémoire sur l’accoudoir central et la dalle OLED 15 pouces rappellent le salon connecté plutôt que la planche de bord traditionnelle. Philippe souligne un contraste net avec l’intérieur plus austère de son ex-Audi A6 Avant 2020 : « Tout est tactile, mais sans excès. Les commandes clim’ restent accessibles via un bandeau haptique ».
Le confort acoustique impressionne aussi. À 130 km/h stabilisés, le bruit de roulement ne dépasse pas 66 dB (A) mesurés par Philippe avec une application smartphone homologuée. Le SUV chinois devance ici plusieurs références allemandes testées par la presse spécialisée. Dans son essai longue durée, le magazine Autofans place même le G9 juste derrière la Mercedes EQS SUV, pourtant vendue 50 % plus cher.
Sur le plan des équipements, l’argument est quasi imparable :
- 🛋️ Suspension pneumatique adaptative livrée de série.
- 🎥 Pack caméra 360° 2K, utile dans les parkings étroits d’Europe.
- 🌡️ Pompe à chaleur réversible, idéale pour les hivers du Haut-Rhin.
- 🗣️ Reconnaissance vocale en langage naturel : « Brouillard » allume les antibrouillards, « Chauffage » règle la température.
Les aides à la conduite demeurent l’ombre au tableau. Les « freinages fantômes » du XPilot irritent encore, surtout sur départementale humide. Mais depuis la mise à jour 4.3.2 de décembre 2025, Philippe note une baisse de ces incidents : une fois par trajet de cent kilomètres, contre trois auparavant. Le constructeur promet la version 5.0 avant l’été 2026, avec un Lidar avant plus sensible.
L’impression globale reste favorable. Au point que, lors d’un déplacement à Nancy, le président de la mutuelle lâche à Philippe : « XPeng 10 – Audi 0 ». Un trait d’humour, certes, mais symptomatique d’une révolution tranquille dans le monde feutré des dirigeants d’entreprises régionales.
Performance sur la route : autonomie, recharge et agrément
Les chiffres pèsent lourd dans la balance d’un passionné de mécanique. Le XPeng G9 Performance affiche 405 kW, soit 551 ch, et un couple de 717 Nm. Mais, plus que la cavalerie, c’est la façon de la délivrer qui séduit. Le moteur synchrone arrière assure les reprises, tandis que l’unité asynchrone avant intervient pour la motricité. Résultat : 0-100 km/h en 3,9 s vérifiés par GPS, un chrono digne d’une Porsche Cayenne Turbo S de génération précédente.
| 🔢 Critère | XPeng G9 Perf. | Audi Q8 e-tron 55 | Mercedes EQE SUV 500 |
|---|---|---|---|
| Puissance cumulée | 405 kW | 300 kW | 300 kW |
| Couple (Nm) | 717 | 664 | 858 |
| Autonomie WLTP (km) | 520 | 483 | 547 |
| Recharge DC max (kW) | 300 | 170 | 170 |
| 0-100 km/h (s) | 3,9 | 5,6 | 4,9 |
| Prix de base 2025 (€) | 73 990 | 99 500 | 114 600 |
L’autonomie réelle, mesurée sur un tour Alsace-Auvergne aller-retour (700 km), confirme les 520 km annoncés l’été. Philippe part avec 100 %, s’arrête après 330 km pour un café de vingt-cinq minutes ; la batterie est alors passée de 38 % à 78 %. Pendant ce laps de temps, 122 kWh sont acceptés grâce à la courbe 800 V. Sur autoroute d’hiver, la consommation monte à 29,4 kWh/100 km, mais reste cohérente.
La question de la recharge à domicile surprend souvent. Philippe se contente d’une prise renforcée 3,5 kW, située à soixante mètres de la maison. Il programme la recharge nocturne entre 22 h et 6 h, profitant du tarif « Heures Lunes » de son fournisseur local : 0,12 €/kWh. Sur l’année 2025, le budget carburant tombe à 430 €, contre 2 100 € pour son ex-Volvo XC60 hybride, hors essence longue distance.
Côté agrément, la direction est douce en ville, plus ferme sur nationale. Les amateurs de virage noteront un centre de gravité bas ; le pack 98 kWh pèse lourd mais tout est logé sous le plancher. Selon une étude comparative publiée début 2026, le G9 encaisse 0,92 g sur le cercle de tenue de route, un score au niveau d’un BMW iX xDrive50.
Coût total de possession : quand le portefeuille arbitre la préférence
Séduire l’œil, c’est bien ; convaincre le comptable, c’est décisif. Philippe ne se fie jamais aux brochures commerciales. Il dresse son propre bilan :
- 📆 Durée de détention visée : 5 ans.
- 🔧 Entretien annuel XPeng : 250 € (vidanges réducteur, filtres AC).
- ⛽ Économie carburant estimée : 1 600 €/an par rapport au diesel.
- 🔋 Dépréciation projetée : 45 % sur 5 ans, conforme aux projections 2026 du cabinet JATO.
Au bout de 60 mois, la différence de coût total de possession (TCO) atteint ainsi 25 000 € en faveur du XPeng, face à une Audi Q8 e-tron équivalente. Le surcoût initial côté allemand, combiné aux entretiens plus lourds (650 €/an en moyenne) et à une consommation électrique moins efficiente, plombe la rentabilité.
Le calcul inclut aussi la fiscalité. En France, le bonus écologique 2025 s’est recentré sur les modèles assemblés dans l’UE. Le G9, fabriqué à Zhaoqing, n’y a pas droit ; pourtant, même sans aide, il reste compétitif. Philippe rappelle qu’acheter une Tesla Model Y « made in Berlin » lui aurait certes offert 2 000 € de bonus, mais au prix d’un gabarit plus petit et d’une suspension classique sans amortissement piloté.
La valeur de revente interroge. Les premières transactions sur le marché de l’occasion montrent un maintien à 60 % du prix d’achat après douze mois, grâce à une demande forte et à l’arrivée tardive des lots de flotte. Rien d’exceptionnel face à un Porsche Cayenne E-Hybrid, mais supérieur à la moyenne des SUV électriques généralistes.
Impact social et culturel : un témoignage exclusif qui bouscule les habitudes
Le choix de Philippe résonne au-delà de sa rue. Dans son cercle d’amis, trois dirigeants de PME ont déjà pris rendez-vous pour un essai. L’un d’eux roulait en BMW iX 40 ; il envisage le switch pour bénéficier du réseau XPeng Super-Charge déployé en 2026 sur l’axe Calais-Marseille. Le vendeur local confirme un taux de transformation « par bouche-à -oreille » jamais vu, supérieur à 30 %.
L’aspect psychologique compte. Choisir un véhicule chinois reste, pour certains, un acte militant ou polémique. Philippe assume : « Au final, nos télévisions, nos smartphones viennent de Shenzhen ; pourquoi pas nos voitures ? ». Une remarque que l’on retrouve dans l’essai de 1 000 km réalisé par un journaliste de Frandroid : il se dit bluffé par le soin apporté aux détails.
Le symbole prend un relief particulier dans l’Est de la France, terre historique de Peugeot et de Mercedes. Voir un G9 immatriculé 68 doubler sans bruit une Classe S sur l’A36 fait écho à la montée en gamme des constructeurs asiatiques. Les soirées entre administrateurs deviennent des laboratoires de la comparaison automobile, où l’on débat logiciel, cycles de charge, plutôt que puissance fiscale.
Le phénomène touche aussi l’écosystème local : une start-up de Colmar propose déjà des kits vidéos en réalité augmentée pour la formation des nouveaux propriétaires XPeng. Les stations-services traditionnelles s’adaptent en installant des bornes 360 kW compatibles 800 V. Même le concessionnaire Audi voisin avoue perdre des clients haut de gamme, attirés par la promesse d’un luxe décomplexé et abordable.
En refermant ce dossier, une phrase de Philippe résume l’enjeu : « Entre un blason et une expérience, je choisis l’expérience ». Un choix personnel, certes, mais qui reflète une tendance plus large : la redéfinition du premium à l’ère du véhicule électrique et de la technologie avancée.
Le XPeng G9 est-il éligible au bonus écologique ?
Non. Depuis la réforme 2025, seuls les modèles assemblés dans l’Union européenne y ont droit. Malgré cette absence d’aide, le G9 reste compétitif grâce à son prix d’entrée déjà inférieur à la concurrence allemande.
Quels sont les principaux défauts relevés par les utilisateurs ?
Les aides à la conduite XPilot provoquent encore quelques freinages intempestifs et les pleins phares automatiques manquent parfois de réactivité. Les mises à jour OTA devraient corriger ces points courant 2026.
Combien coûte l’entretien annuel ?
XPeng facture environ 250 € pour la visite d’inspection, incluant filtres et contrôle de sécurité. C’est trois fois moins qu’un SUV thermique premium de même segment.
La recharge Ă 300 kW est-elle facilement accessible ?
Oui. Le réseau européen Ionity 2.0, TotalEnergies et le tout nouveau XPeng Super-Charge proposent des bornes 350 kW compatibles. Une mise à jour logiciel autorise même 320 kW en crête lorsque la température batterie est optimale.
Source: www.automobile-propre.com


